Convention citoyenne : les propositions retenues par Emmanuel Macron

Stéphanie Haerts - publié le 29/06/2020 à 15:00

Emmanuel Macron a répondu au virage écologique inédit effectué lors des élections municipales. Ce lundi 29 juin, le Président a annoncé avoir retenu 146 propositions de la Convention citoyenne sur 149. De plus, 15 milliards d’euros supplémentaires seront consacrés à la transformation écologique sur 2 ans.

Emmanuel Macron Convention citoyenne pour le climat
Emmanuel Macron a indiqué avoir retenu 146 propositions sur 149.

Concilier écologie et économie

Emmanuel Macron a retenu la quasi-totalité des propositions faites par les 150 citoyens durant la Convention citoyenne pour le climat. 146 propositions sur 149 ont ainsi été validées par le président de la République. « On doit remettre l’ambition écolo au cœur du modèle productif, produire différemment », a indiqué Emmanuel Macron.

Parmi ces propositions : arrêter la bétonisation, développer les véhicules propres et interdire les passoires thermiques. 15 milliards d’euros supplémentaires sur deux ans seront injectés pour la conversion écologique de l'économie française. Emmanuel Macron souhaite instaurer un « fonds de transformation écologique de notre économie dans le plan de relance » pour « investir dans les transports propres, rénover nos bâtiments » et « inventer les industries de demain ».

Chaque citoyen sera acteur

Emmanuel Macron a également validé la proposition de « mettre en capacité chacun d’être un acteur de sa propre vie ». Plus concrètement, des mesures comme le CO2 score devraient permettre à chaque français de savoir si ce qu'il consomme est bon pour l'environnement. 

Le chef de l'État n'a pas retenu trois propositions pour le moment. Celle concernant la limitation à 110 km/h sur les autoroutes qu'il souhaite reporter. « La transition écologique ne doit pas se faire au détriment des communes, des régions les plus enclavées » a-t-il indiqué. Il a également rejeté la taxe de 4% sur les dividendes qui découragerait probablement l'investissement. Enfin, il ne souhaite pas inscrire l'écologie dans la Constitution. Il a précisé : « je ne souhaite pas reprendre cette proposition car contraire à notre texte constitutionnel, à nos valeurs. Il est essentiel de le mettre au bon niveau mais de ne pas mettre le droit de la nature au-dessus du droit humain ». Cependant, il est favorable à la réécriture de l’article 1er de la Constitution « pour introduire les notions de biodiversité, d’environnement, de lutte contre le réchauffement climatique (…) ».

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