Sans aides sociales, 1 Français sur 5 serait pauvre

Perrine de Robien - publié le 25/09/2020 à 10:11

Selon un rapport publié le 22 septembre par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), sans minima sociaux du type APL, RSA ou prime d’activité, 22,1% de la population française serait en situation de pauvreté, soit un habitant sur cinq.

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Sans minima sociaux 1 Français sur 5 serait pauvre.

1 Français sur 5 serait pauvre sans aides sociales

La lutte contre la pauvreté n’est pas finie, bien au contraire. Selon un rapport réalisé par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) et publié le 22 septembre 2020, « fin 2018, 4,25 millions de personnes sont allocataires de l’un des dix minima sociaux en vigueur en France, un chiffre en légère augmentation (+0,6%) par rapport à fin 2017 ». « En incluant les conjoints et les personnes à charge, 6,9 millions de personnes sont couvertes par les minima sociaux, soit 10% de la population ».

Le budget consacré aux minima sociaux en France s'élevait à 27,2 milliards d'euros en 2018, soit 1,2% du produit intérieur brut (PIB). Par rapport à l'année 2017, le rapport constate une hausse de 0,7%. Ces minima sociaux sont indispensables pour un nombre de plus en plus important de Français. Sans ces aides, la part des personnes considérées comme pauvres passerait de 14,1% à 22,1% soit un peu plus d’un Français sur cinq.

Qui sont les plus pauvres ?

Aujourd’hui, plus de 4,4 millions d’habitants vivent avec moins de 837 € par mois. Parmi ces personnes, ce sont les plus de 60 ans qui sont les moins atteints par la pauvreté (8,3%). À l’inverse, les 20-29 ans sont particulièrement touchés (19,1% après transferts sociaux et fiscaux).

Selon la Drees, la redistribution de ces aides « s’opère moins fortement pour les personnes vivant dans des territoires ruraux isolés : leur taux de pauvreté avant transferts sociaux et fiscaux est plus faible que dans l’ensemble de la population (20,9% contre 22,1%) mais plus élevé après redistribution (15% contre 14,1%) ». Cela signifie que les aides sont moins importantes à la campagne. Et pour cause, en zone rurale, beaucoup de personnes sont propriétaires et ne peuvent donc pas percevoir les aides au logement attribuées aux locataires. 

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