Timeshare ou vacances en temps partagé : attention aux arnaques

Marie Caillet - publié le 24/07/2020 à 14:30

Les achats immobiliers en timeshare ou vacances en temps partagé, un bon plan pour partir en vacances moins cher ? On fait le point sur les avantages et les bémols de ce type de vacances pas comme les autres.

Le timeshare, kezako ?

Le concept du timeshare (ou vacances en temps partagé) est simple : au lieu d’acheter une résidence secondaire qu’on n’utilise que quelques semaines par an, on achète des semaines de vacances. On devient propriétaire d’un appartement pour quelques semaines par an et à une date précise pendant plusieurs années en ne déboursant que les charges annuelles et une somme beaucoup moins conséquente qu’un véritable achat.

Ces semaines sont échangeables n’importe quand dans l’année grâce à une bourse d’échange. C’est une façon de devenir propriétaire sans se ruiner : on peut même compenser les charges annuelles en louant ses semaines grâce à un système de location mis en place dans certaines résidences. Une forme de sous-sous-location, en somme. Très populaire dans les années 90, le concept de vacances timeshare fait rêver sur le papier, mais la réalité est-elle aussi rose ?

De nombreuses arnaques

L'offre du timeshare est séduisante, mais il suffit de se pencher sur les retours de témoignages pour se rendre compte que l'adhésion au concept n'est pas sans risque. Par exemple, un propriétaire qui ne veut ou ne peut pas profiter de ses semaines de vacances va logiquement chercher à les revendre. C'est le début des arnaques : d'une part, il y a très peu de demande de rachat de semaines. D'autre part, ce marché est souvent pris pour cible par des escrocs immobiliers. Ceux-ci se font passer pour des sociétés financières dont les clients ésirent racheter les semaines de vacances à un bon prix. Ils demandent au revendeur d’avancer les frais de gestion et, une fois l’argent empoché, ne donnent plus de nouvelles.

Pour éviter de vous faire avoir, faites attention à certains détails :

  • Le prix : un prix trop élevé est mauvais signe. Si quelqu’un vous fait une offre trop alléchante, méfiez-vous.
  • L’adresse du siège social : une société basée dans un paradis fiscal (Luxembourg, îles Caïman, Monaco...) a de fortes chances d’être fictive.
  • Vous ne devez rien verser avant d’avoir vendu et encaissé l’argent de la vente !

Comment faire pour revendre dans de bonnes conditions ?

La revente est compliquée mais elle est loin d’être impossible. Une des solutions pour revendre ses « parts » dans la résidence est de s’entendre avec les autres associés. Il faut alors estimer la résidence pour obtenir un prix proche de celui du marché et revendre selon les parts de chacun.

Une autre solution est de faire racheter ses parts par une société qui veut revendre ensuite. Pour cela, il faut également connaître le prix du marché pour être sûr de ne pas se faire avoir et pour pouvoir négocier avec l’entreprise.

Le timeshare a connu son âge d'or dans les années 90, mais il s'agit d'un investissement plus risqué qu'un achat immobilier classique de résidence secondaire. Si néanmoins le concept vous tente, soyez vigilant quant au choix de votre résidence et demandez toujours comme garantie à votre interlocuteur son immatriculation au registre des agents de voyages et opérateurs de vente de voyages et de séjours.

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