« Territoires zéro chômeur » : la géographie du dispositif étendue

Anton Kunin - publié le 15/10/2020 à 11:00

Le dispositif « Territoires zéro chômeur longue durée », expérimenté depuis 2017, vient d’être étendu à 50 nouveaux territoires. Ce sont désormais 60 territoires qui participent au dispositif.

Chômage
Pour les chômeurs de longue durée, l'État entend développer une offre d'emplois à utilité sociale.

800 Français sont déjà passés par le dispositif « Territoires zéro chômeur longue durée »

Le Sénat vient de donner son feu vert à la nouvelle mouture du dispositif « Territoires zéro chômeur longue durée », permettant au projet de loi, porté par la ministre du Travail Élisabeth Borne, d’être adopté. Ce sont désormais 60 territoires, et non pas 10, qui pourront mettre en place un tel dispositif, sur la période 2021-2026. Depuis début 2017, dans le cadre de ce dispositif, 13 « entreprises à but d’emploi » (EBE) situées dans dix « territoires » de 5.000 à 10.000 habitants ont permis à 800 personnes éloignées de l’emploi de travailler dans les activités de maraîchage, bûcheronnage, recyclage de métaux ou encore de réparation de vélos.

« L'insertion des personnes éloignées de l'emploi est une priorité du gouvernement. Parce que nous en sommes convaincus : permettre à tous d'accéder à l'emploi est un facteur essentiel de dignité et de cohésion pour l’ensemble de notre pays », a déclaré Élisabeth Borne, en ajoutant qu’« aucun territoire prêt à expérimenter le dispositif « zéro chômeur de longue durée » ne sera mis de côté ».

Bientôt un « CDI inclusion » et un « contrat passerelle »

Le chemin de ce projet de loi n’a pas été des plus faciles. Le sujet principal de discorde a été le financement du dispositif. Jusqu’à fin 2020, l’État prend en charge l’essentiel du financement (18.000 € par emploi), et les départements les 8% restants (soit 1.500 euros par emploi). Les départements jugent désormais cette participation trop élevée et ont fait savoir qu’ils ne la consentiraient plus. Au cours des cinq années à venir, l’État devra donc prendre en charge l’ensemble du coût.

Deux autres mesures ont été prises dans le cadre de ce projet de loi. D’une part, les emplois relevant de l’insertion par l’activité économique (IAE) n’auront plus besoin d’être agréés par Pôle emploi. D’autre part, il y aura bientôt un « CDI inclusion » pour les personnes de plus de 57 ans en difficulté et un « contrat passerelle » pour les personnes ayant terminé leur parcours d’insertion et qui ont des difficultés à trouver un emploi de droit commun.

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