Covid-19 : des agents SNCF accusés d’avoir caché leur contamination

Nicolas Boutin - publié le 29/09/2020 à 17:00

Des agents de la SNCF sont soupçonnés d’avoir caché le fait d'être porteurs du coronavirus pour ne pas perdre une partie de leur rémunération.

SNCF
La SNCF comptabilise à ce jour au moins 320 contaminations au Covid-19 et plus de 600 cas contacts.

320 contaminations au coronavirus recensées

Les trains sont-ils des foyers de contamination ambulants ? Le Parisien révèle que des contrôleurs de la SNCF ont passé sous silence leur contamination au coronavirus afin d’éviter d’être en arrêt maladie et de perdre une part significative de leur rémunération. Une pratique qui inquiète, notamment quand on sait que des TGV ont été remplis une bonne partie de l’été, avec parfois plusieurs centaines de passagers à bord.

Selon le quotidien, l’entreprise ferroviaire comptabilisait au moins 320 contaminations reconnues et 600 cas contacts sur plus de 140.000 cheminots, en fin de semaine dernière. Mais ces statistiques semblent faussées par le comportement de certains salariés qui n’auraient pas déclaré leur contamination. Un phénomène repéré par certains syndicats, notamment depuis la découverte, fin août, de quatre cheminots contaminés sur le réseau Ouigo, le TGV low cost de la SNCF.

Une perte de plusieurs centaines d’euros

« Personne ne veut être en arrêt maladie et perdre de l’argent », rapporte au quotidien un cadre de la compagnie ferroviaire. La rémunération des cheminots est composée de deux tiers d’une part fixe et d’un tiers d’une part variable versée lorsqu’il travaille. Un contrôleur placé en arrêt maladie perd ses éléments variables de solde (EVS) d’une hauteur de 700 euros en moyenne par mois, en plus des journées de carences.

La direction de la SNCF réagit et rappelle que de ne pas se déclarer contaminé au Covid-19 peut relever du pénal. Un salarié qui ne déclare pas sa contamination risque en effet une sanction pénale pour « mise en danger d’autrui ». Mais face au besoin pécunier des agents, après trois mois de confinement, boucler ses fins de mois peut prendre le dessus sur le devoir civique. L’association des DRH des grandes collectivités interpelle le gouvernement afin de suspendre le jour de carence.

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