Cette entreprise passe à la semaine de 32 heures sur 4 jours

Anton Kunin - publié le 03/07/2020 à 15:00

L’entreprise française LDLC, qu’on surnomme parfois « l’Amazon de l’informatique », a décidé de faire passer l’ensemble de ses 900 salariés à une semaine de 4 jours.

Entrepôt
En plus des entrepôts, LDLC compte 50 magasins en France.

Travailler moins d’heures pour un salaire qui ne baisse pas

Travailler 4 jours par semaine fait rêver beaucoup de salariés. En France, une entreprise l’a fait ! Les 900 salariés du marchand en ligne LDLC, spécialisé en produits informatiques, ont désormais 3 jours de repos par semaine. Car oui, leur semaine de travail a été réduite à 4 jours. Mais ce n’est pas tout.

Les salariés de LDLC, travaillent-ils moins désormais ? Oui, car leur durée hebdomadaire de travail a été réduite à 32 heures. En revanche, ils travaillent 8 heures par jour et non pas 7. Mais ce qui leur fait sans doute encore plus plaisir, c’est qu’ils conservent leur salaire d’avant tout en travaillant 32 heures au lieu de 35 ! Et pour compenser cette baisse du volume horaire global travaillé dans l’entreprise, courant 2020 elle procédera à quelques dizaines d’embauches.

Le travail flexible, plus simple à faire sur le papier qu’en réalité

Visiblement, ce type d’organisation du temps de travail correspond aux souhaits des salariés. Selon l’étude « Workforce View 2020 » publiée par le cabinet ADP en juin 2020, près des deux tiers (61%) des salariés interrogés indiquent qu’ils seraient favorables à certains réaménagements de leurs horaires de travail. 17% des salariés déclarent qu'ils choisiraient de travailler une semaine réduite au même salaire, mais avec des journées de travail plus longues. Et, sans surprise, l'option qui récolte le plus grand enthousiasme des salariés consiste à travailler plus d'heures ou de jours par semaine en échange d'un salaire plus élevé.

Toujours est-il que, dans les faits, les dispositifs de travail flexible sont difficiles à mettre en œuvre. Selon la même étude, 25% des salariés déclarent que leur entreprise a une politique officielle ou écrite organisant les modalités du travail flexible. Néanmoins, parmi eux, seuls 26% disent se sentir autorisés à profiter de ces dispositions. Plus inquiétant, plus d'un salarié sur sept (15%) déclare être jugé pour sa flexibilité, et plus d'un salarié sur dix (12%) déclare culpabiliser de tirer parti des modalités du travail flexible.

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