Le calendrier de la réforme de l’assurance-chômage

Paolo Garoscio - publié le 04/03/2021 à 09:30

Critiquée et décriée par les syndicats comme le patronat, la réforme de l’assurance-chômage a été finalement lancée par le gouvernement. Elle se déroulera en plusieurs étapes dont la première, celle qui touche le montant de l’allocation, entrera en vigueur le 1er juillet 2021. Puis les changements se poursuivront jusqu’en 2022.

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L'allocation-chômage va baisser pour des centaines de milliers de chômeurs au 1er juillet 2021.

Baisse de l’allocation-chômage pour près d’un million de chômeurs

Dévoilé le 2 mars 2021, le calendrier de la réforme de l’assurance-chômage donne le coup d’envoi d’une mesure qui est loin de faire l’unanimité. Le premier changement, celui sur le calcul du montant de l’allocation, aura lieu le 1er juillet 2021 avec, à la clé, une forte baisse des sommes versées aux chômeurs concernés.

Le nouveau calcul prendra en effet en compte les périodes d’inactivité, ce qui aura un double impact : d’un côté le temps d’indemnisation sera rallongé, mais de l’autre côté les sommes perçues seront baissées, parfois de façon importante. Selon le ministère du Travail, plus de 800.000 demandeurs d’emplois verront une baisse de leur allocation… alors que leurs frais fixes, comme le loyer ou la nourriture, ne changeront pas.

Autre changement : les chômeurs de moins de 57 ans ayant une allocation de plus de 4.500€ verront ce montant baisser dès le 9e mois d’indemnisation.

Deux autres dates : octobre 2021 et septembre 2022

La deuxième étape de la réforme entrera en vigueur en octobre 2021, mais uniquement si la reprise est au rendez-vous ; autrement, elle sera reportée. À ce moment-là, le gouvernement serrera la vis de l’accès à une indemnisation puisqu’il faudra avoir travaillé au moins six mois pour pouvoir être indemnisé, contre quatre mois actuellement.

Enfin, en septembre 2022, c’est le volet « entreprise » qui entre en vigueur : le bonus-malus sur les CDD et les CDI touchera les entreprises avec une possible augmentation des cotisations. Seront exemptés, toutefois, les secteurs très touchés par la crise comme la restauration pour qui le bonus-malus n’est prévu qu’en 2024.

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