Comment choisir son assurance-chômage ?

La rédaction - publié le 07/10/2019 à 14:30

À différencier des dispositifs généraux d'assurance-chômage tels que l'Allocation d'aide au Retour à l'Emploi (ARE), le Revenu de Solidarité Active (RSA) ou l'Allocation de Solidarité Spécifique (ASS), l'assurance-chômage — ou assurance perte d'emploi — est une assurance privée optionnelle qui vous permet de sécuriser votre emprunt en cours en cas de licenciement. Si sa souscription peut être intéressante, il convient toutefois d'être attentif à un certain nombre de paramètres. Décryptage en 3 points.

1 - Jaugez votre situation professionnelle

Certaines professions garantissent une meilleure stabilité que d’autres. Ceci vaut par exemple si vous êtes fonctionnaire titularisé. Par ailleurs, indépendamment du domaine dans lequel vous exercez, si l’heure de la retraite approche pour vous, vous n’avez, là encore, aucun intérêt à contracter une assurance-chômage. À noter : l’âge compte !Passé 65 ans, voire 55 ans pour certaines compagnies, vous n’avez plus la possibilité de prétendre à ce type d’assurance.

2 - Étudiez votre situation financière

Second point, l’impact budgétaire résultant d’une éventuelle perte d’emploi. Dans le cas de mensualités faibles, ou si vous êtes suffisamment fortuné, une assurance perte d’emploi ne vous sera d’aucune utilité.Si vous n’êtes dans aucune des situations précitées, suivez de près les recommandations qui suivent...

3 - Passez les garanties au crible

Toutes les assurances ne proposent pas les mêmes garanties, et ces dernières diffèrent aussi, bien entendu, selon la formule choisie au sein d’une même agence. Voici ce sur quoi vous devrez apporter une vigilance particulière : La durée du délai de carence : elle détermine le laps de temps entre la perte d’emploi et le début de l’indemnisation, et peut atteindre 180 jours. Si vous travaillez dans un secteur qui recrute, mieux vaut opter pour un délai beaucoup plus court, faute de quoi votre assurance ne vous servira peut-être jamais. Bon à savoir : attention à la date de référenceLa date de début d’indemnisation proprement dite peut aussi varier. Certains assureurs se référeront à la date de votre premier versement Pôle Emploi, d’autres à celle inscrite sur votre lettre de licenciement. Et entre les deux, l’écart peut se creuser ! La durée des indemnisations : en principe, la durée maximale d’indemnisation pour une même période d’inactivité est de 18 mois. Sinon, la couverture pourra atteindre 36 à 48 mois, dans la limite de la durée de votre crédit. Mais attention, selon le contrat, vous ne pourrez prétendre par exemple qu’à la moitié ! Si votre secteur d’activité se porte mal, choisissez celui qui vous offre la durée d’indemnisation la plus étendue possible. Les modalités de remboursement : certains contrats prévoient un remboursement de vos mensualités à hauteur de 100 %, d’autres seulement à hauteur de 50 %. Il va de soi que vous paierez plus cher dans le premier cas, et le jeu en vaut la chandelle uniquement si les mensualités de votre prêt entament en grande partie votre budget. Conseil : attention au report de mensualitésIl y a aussi des contrats qui proposent un simple report des mensualités, ce qui aurait évidemment pour conséquence d’augmenter le coût de votre crédit. Contracter une assurance-chômage n’est donc pas toujours une idée judicieuse. Dans certains cas, elle vous coûtera plus qu’elle ne vous rapportera ! Et quand bien même la situation s’y prête, il convient de bien mesurer le rapport bénéfices/risques pour éviter, encore une fois, d’y laisser des plumes.

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