Comment passer le cap des 50 ans au travail ?

Florian Billaud - publié le 02/09/2019 à 14:30

Si la cinquantaine est un cap à passer dans la vie personnelle, ça l'est aussi, fatalement, dans la vie professionnelle. On en entend très peu parler, mais pourtant, c'est un fait. Passé 50 ans, nous sommes certes plus expérimentés, mais aussi plus vulnérables, avec les risques d'accidents accrus que cela implique. Comment contrer ce phénomène ? Éléments de réponse !

Avoir 50 ans au travail, un vrai challenge

Rassurez-vous, lorsque l’on atteint la cinquantaine, nos aptitudes ne diminuent en rien. Simplement, face à certaines tâches, notre corps réclame plus de temps de récupération qu’auparavant. Ceci se vérifie en particulier lorsque nous sommes exposés à des contraintes organisationnelles, psychiques, physiques ou liées à l’emploi du temps, ce qui inclut par exemple :Les changements impromptus dans les méthodes de travail ou dans le planning ;Les horaires atypiques (travail de nuit, notamment) ;Les stations pénibles ;Le port de charges lourdes ;Le travail à la chaîne.

Quels sont les risques ?

Dans ces circonstances, le déclin inhérent au vieillissement a tendance à s’intensifier, menaçant au passage notre sécurité. S’il est vrai que les accidents du travail sont moins fréquents chez les plus de 50 ans que dans l’autre tranche, ils se révèlent en revanche plus sérieux, la fatigue aidant.À noter : la fatigue n’est pas l’unique causeSi une majorité de seniors se montre plus responsable que la jeune génération, il a néanmoins été démontré que certains minimisent les risques, alors même qu’ils en sont à un haut degré d’expérience professionnelle.D’après une étude menée en 2018 par deux experts de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), les accidents mortels sur le lieu de travail seraient de l’ordre de 72 % chez les plus de 45 ans, contre 56 % en dessous de cet âge. Les travailleuses de plus de 50 ans seraient par ailleurs plus sujettes aux chutes — aussi bien de hauteur que de plain-pied (perte d’équilibre, faux pas, glissade...) — que les autres.Autre constatation : durant la période 2011/2012, les salariés du secteur privé et les salariés agricoles ayant atteint l’âge de 50 ans ont été deux fois plus nombreux que leurs collègues plus jeunes à avoir un accident grave (12 %, contre 6).L’urgence est donc à la prévention !

Quelles solutions pour ménager les seniors au travail ?

De nombreuses solutions sont envisageables pour réduire la pénibilité des travailleurs de plus de 50 ans. En fonction des postes, on peut par exemple réfléchir à :Rendre le télétravail accessible ;Mettre à disposition des engins ou accessoires de levage (chariot élévateur, pinces auto-serrantes, etc.) ;Recourir au travail collectif et effectuer des rotations sur les postes demandant de gros efforts ;Réserver les horaires atypiques aux plus jeunes ;Faciliter le travail à temps partiel.Conseil : halte à la pollution sonore et pleins phares sur la luminositéPour optimiser les conditions de travail des cinquantenaires et plus, l’INRS recommande trois choses : réduire le niveau de bruit dans l’entreprise, coupler messages visuels et messages sonores, et augmenter l’éclairage au moins sur les postes de travail. Passé la soixantaine, les besoins en lumière sont en effet multipliés par 4 !Globalement, l’âge reste l’un des plus grands facteurs de discrimination. En 2018, il arrive même en tête selon un rapport de l’Office international du travail (OIT). Augmenter leur sécurité et les rendre légitimes : l’intérêt de solutionner les problématiques relatives à l’environnement de travail des seniors est donc double !

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