Insolite : une œuvre d’art à 400 000 euros endommagée par méprise

Jean-Baptiste Giraud - publié le 07/04/2021 à 13:40

On pourrait croire à un gag, et pourtant c'est une histoire parfaitement vraie. En Corée du Sud, l'œuvre d'art moderne d'un graffeur américain a été endommagée par erreur par des visiteurs, dans une galerie d'art. Il faut dire que la galerie n'a pas été très maligne... 

Des pots de peinture devant un tableau, c’est vrai que c’est tentant !
Des pots de peinture devant un tableau, c’est vrai que c’est tentant !

L’œuvre du graffeur revisitée par les visiteurs

« Il ne fallait pas laisser traîner des pots de peinture ». C'est sans doute ce que le couple de visiteurs de la galerie d'art a dû déclarer, lorsqu'il a été interpellé par la police, après visionnage des images des caméras de surveillance. 

L'œuvre d'art contemporaine, une fresque murale de sept mètres de large sur deux de haut, était en effet exposée dans une galerie sud-coréenne avec... le matériel ayant servi à la réaliser, ou supposé avoir servi à la réaliser. En l'occurence, des pots de peinture, avec des pinceaux à portée. 

Le couple de visiteurs a pensé qu'il s'agissait d'une performance artistique à laquelle tout un chacun était invité à participer, et il a donc pris en main les pinceaux, et ajouté sa « touche » à l'œuvre de l'artiste JonOne. 

L’œuvre dégradée a t-elle perdu, ou gagné en valeur ?

Les propriétaires de la galerie d'art ont dû s'étrangler en voyant les visiteurs badigeonner ainsi l'œuvre d'art sur les vidéos de surveillance, avec des pinceaux et de la peinture qu'ils avaient eux-mêmes placés au pied de l'œuvre. En réalité, pinceaux et pots de peinture faisaient partie intégrante de l'œuvre, y compris donc, les pots de peinture ouverts, parfaitement utilisables, quand il aurait pu paraître logique de laisser la peinture sécher dans les pots, avant de l'exposer.

L'histoire ne dit pas si l'œuvre d'art est dégradée au point de perdre de sa valeur, mais la compagnie d'assurance de la galerie a en tout cas été sollicitée. On pourrait se demander si en réalité, l'œuvre de JonOne (qui vit à Paris) n'en est pas plus originale, puisque contributive ! Auquel cas, les deux visiteurs peintres improvisés de la galerie en sont les co-auteurs, et devraient donc être associés au produit de la vente... 

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