Patients pauvres : un cabinet médical sur 10 refuse de les recevoir

Stéphanie Haerts - publié le 30/10/2019 à 11:00

Selon une étude, les patients en précarité ne sont pas les bienvenus chez les gynécologues, chirurgiens-dentistes et psychiatres, qui refusent de les recevoir. 

Cabinet de dentiste
Un cabinet sur 10 refuse les patients en situation de précarité.

Des différences de traitement

Une étude du Défenseur des droits publiée mardi 29 octobre fait état de situations pour le moins inquiétantes. Gynécologues, chirurgiens-dentistes, psychiatres : de nombreux cabinets médicaux refusent les soins aux patients les plus pauvres. Dans leur communiqué, ils relatent des « refus de soins discriminatoires liés à l'origine et à la vulnérabilité économique dans trois spécialités médicales ».

En effet, un cabinet sur 10 refuse de recevoir les patients en situation de précarité. L'enquête s'appuie sur un teste téléphonique qui a été conduit entre février et mai 2019, auprès de 1.500 cabinets médicaux à travers la France ciblant trois spécialités médicales. Les cabinets de chirurgiens-dentistes, de gynécologues et de psychiatres ont été interrogés selon deux critères que sont l'origine de la patiente et la vulnérabilité économique. 

12% des cabinets refusent les personnes en situation de précarité

C'est la première fois qu'une telle étude est réalisée à l'échelle nationale. Cette enquête a permis d'analyser l'accès aux soins des personnes qui bénéficient de l'ACS. Pour cela, 3.000 tests ont été réalisés, 4.500 démarches de rendez-vous et plus de 1.500 cabinets ont été testés. Au total, 12% des cabinets testés refusaient de recevoir les personnes en situation de précarité, bénéficiaires de la CMU-C et de l'ACS. 

L'étude révèle des discriminations importantes du fait que les patients soient bénéficiaires d'une prestation telle que l'ACS. Ainsi, cette prestation est plus pénalisante que la CMU-C. Pour les bénéficiaires de l'ACS, cela peut aller jusqu'à deux fois plus de refus de soins. L'étude a également révélé que certaines régions étaient plus discriminatoires que d'autres. Pour le Défenseur des droits, ces refus sont « contraires à la déontologie médicale ». 

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