Les solutions pour financer ses études

Mustapha Azzouz - publié le 10/03/2020 à 16:00

Faire des études coûte de plus en plus cher. Heureusement, il existe plusieurs solutions pour subvenir à ces grosses dépenses : bourse universitaire, prêt étudiant, allocation d’études, etc.

Travailler pour financer ses études

Apport : de 50 € au SMIC.

Pour qui ? Ceux ayant des disponibilités dans leur emploi du temps ou le courage de travailler le soir et/ou le week-end.

Travailler l’été, c’est le lot de bon nombre d’étudiants. Mais ceux qui s’engagent sur un contrat tout au long de l’année universitaire sont de plus en plus nombreux : 8 étudiants sur 10 déclarent exercer au cours de leurs études une activité professionnelle pour financer leurs études. Dans la restauration, dans le commerce, dans l’animation, de nombreux secteurs offrent des emplois adaptés aux horaires d’étudiants.

De quelques heures par mois à 30 heures par semaine, l’emploi « type » reste extrêmement variable, à vous de dénicher le job qui vous convient le mieux. Attention tout de même à ne pas négliger vos études ! Comment débusquer le bon poste pour travailler tout en conciliant vos études ? Pour en savoir plus, n’hésitez pas à lire l’article Trouver un job étudiant : Où ? Quand ? Comment ?

Les bourses : une aide appréciable pour les étudiants

Apport : bourse sur critères sociaux : de 1 020 à 5 612 € par an, avec des mensualités échelonnées de septembre à juin. De 1 211 à 6 661 € pour les étudiants ayant un maintien de la bourse pendant les vacances d’été.

Pour qui ? Les étudiants dont le revenu brut global de la famille est égal ou inférieur à 22 500 € (jusque 33 000 € pour l’échelon 0).

Les étudiants issus de familles modestes peuvent bénéficier de bourses sur critères sociaux, qui les aideront à faire face aux différentes dépenses liées à leur scolarité. Il existe 7 échelons allant de 0 à 6. À savoir que l’étudiant à échelon 0 ne percevra pas d’aide durant l’année, mais sera exonéré de frais d’inscription à l’université dans les établissements publics et du paiement de la cotisation à la sécurité sociale étudiante. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le portail messervices.etudiant.gouv.fr afin de constituer voter Dossier Social Étudiant (DSE). C’est également cette procédure qui va vous permettre de faire une demande de logement étudiant. La demande de bourse sur critères sociaux doit être déposée entre le 15 janvier et le 15 mai précédant la rentrée pour laquelle l’aide sera attribuée.

À noter : sachez qu’il existe en outre des bourses d’études attribuées par le Conseil Régional et le Conseil Général. Pour connaître toutes les modalités et le montant auquel vous avez droit, adressez-vous directement auprès du Conseil Régional et du Conseil Général dont vous dépendez.

Bon à savoir : les bons résultats, ça paie aussi !

Cette aide récompense les étudiants bénéficiant de la bourse sur critères sociaux ayant obtenu la mention « très bien » l’année précédente. C’est au Crous qu’il revient d’identifier les bénéficiaires de cette aide qui ne peut être versée plus de trois fois. Cette aide est versée en 9 mensualités. Son montant s’élève à 1 800 € pour les étudiants et 900 € pour les brillants bacheliers.

Emprunter à un proche

Apport : restez raisonnables, il s’agit d’un prêt de consommation qu’il vous faudra rembourser un jour !

Pour qui ? Les étudiants qui ont des proches ayant les moyens de financer leurs études.

Les parents apportent souvent un soutien financier à leurs enfants au moment de leurs études. Même si cela semble anodin, on ne se rend pas toujours compte de la complexité d’un prêt de parents à enfant, ni des conséquences qu’il peut avoir. Un proverbe latin dit : « Les paroles s’envolent, les écrits restent ». La principale précaution à prendre est de mettre l’accord par écrit. En effet, il n’est pas rare de voir éclater de violentes disputes au sujet d’un prêt, notamment après le décès des parents. L’enfant qui en a bénéficié affirme qu’il s’agissait d’un don, ses frères et sœurs affirment le contraire. Soyez donc clair comme de l’eau de roche dès le début. Qu’il s’agisse d’un prêt générant ou non des intérêts, et qui doit être remboursé un jour, ou d’un don, mettez tout sur papier !

Prêt bancaire : le financement à la mode

Apport : de 500 à 30 000 €.

Pour qui ? Étudiant à partir de bac +2 disposant d’un garant.

Faute de bourse ou de job suffisamment rémunérateur, vous pouvez toujours vous tourner vers un prêt bancaire pour financer vos études. Même si effectuer un emprunt auprès d’une banque peut paraître compliqué, il ne faut pas sous-estimer cette possibilité. En effet, il est possible, dans le cadre d’études supérieures, de trouver des solutions de remboursement adaptées, avec des taux d’intérêt plus attractifs pour les jeunes (en moyenne 2 à 3 points inférieur à celui des prêts classiques) et souvent exonérés de frais de dossier.

Dans la plupart des cas, il est même possible pour l’étudiant de commencer à rembourser cet emprunt qu’une fois entré dans la vie active. Les sommes prêtées varient généralement de 500 à 30 000 €, et une caution parentale ou celle d’une tierce personne est demandée. L’idéal est d’effectuer le tour des différentes banques afin de comparer les formules proposées et de les mettre en concurrence. Si tous les étudiants peuvent prétendre à un prêt, les filières comme les écoles de commerce ou les écoles d’ingénieurs se voient accorder des financements plus facilement.

Le prêt étudiant garanti par l’État

Apport : jusqu’à 15 000 €.

Pour qui ? Étudiant inscrit dans un établissement supérieur français et étant âgé de moins de 28 ans.

Lancé en septembre 2008, le prêt étudiant garanti par l’État est un dispositif de prêt sans condition de ressources et sans caution parentale ou d’un tiers. Il est accessible à tous les étudiants de moins de 28 ans, de nationalité française ou ressortissants de l’Union européenne, inscrits dans un cursus de l’enseignement supérieur : université, école, BTS, DUT, etc. Ce prêt doit permettre aux étudiants de milieux plus modestes, boursiers ou non, de financer plus facilement leurs études.

Le montant maximal de cet emprunt est de 15 000 € dont le remboursement peut être différé jusqu’à 2 ans après le versement. L’État garantit le risque de défaillance à hauteur de 70 %. Pour en savoir davantage, adressez-vous directement auprès de l’un des cinq établissements bancaires partenaires de l’opération : Banques Populaires, Crédit Mutuel CIC, la BRED, les Caisses d’Épargne et la Société Générale. Attention, l’État a beau se porter garant pour vous, cela ne garantit en rien l’acceptation de votre dossier.

Le Revenu Minimum Etudiant (RME)

Apport : entre 230 et 2 290 € par an.

Pour qui ? Étudiant de moins de 27 ans habitant (ou dont les parents habitent) depuis au moins 2 ans dans une commune délivrant le RME et ayant fait une demande de bourse sur critères sociaux, qu’elle soit acceptée ou non.

Initié en 1989 par la mairie de Chenôve (Côte d’Or), le RME est avant tout une bourse d’études : vous devez être âgé de moins de 27 ans, suivre des études supérieures et répondre à un certain nombre de critères sociaux. Il est calculé selon les ressources et l’éloignement du lieu d’études.

Difficile d’être plus précis quant à ces critères puisqu’il s’agit d’une démarche communale et que chaque mairie décide des conditions d’attribution. Gros inconvénient, seule une vingtaine de villes ont développé ce dispositif :

  • Champagne-au-Mont-d’Or ;
  • Chenôve ;
  • Dunkerque ;
  • Petit-Couronne ;
  • Genay ;
  • Nogent-sur-Seine ;
  • Plougastel-Daoulas ;
  • Semur-en-Auxois ;
  • Saint-André-les-Vergers ;
  • Montbard ;
  • Panazol.

Si vous ou vos parents vivez dans l’une de ces communes, faites une demande. Selon les villes, vous pourrez être amené à devoir offrir quelques heures de votre temps pour conduire une action citoyenne.

L’allocation étude

Apport : d’un montant maximum de 1 687 €. Si plusieurs aides sont attribuées la même année, elles ne pourront dépasser 3 374 €.

Pour qui ? Les étudiants devant faire face à une situation particulière et ne pouvant bénéficier des bourses sur critères sociaux.

Il s’agit d’une aide financière destinée à aider les étudiants qui sont dans des situations particulières (rupture familiale, divorce, chômage, etc.) et qui ne peuvent bénéficier de bourses d’enseignements supérieurs. Cette allocation présente l’avantage de pouvoir être demandée à n’importe quel moment de l’année auprès du Crous de l’académie de l’étudiant. Sous certaines conditions, les étudiants français, dont les familles domiciliées à l’étranger ne peuvent pas subvenir à leurs besoins, peuvent également bénéficier d’une allocation d’études.

Vous partez étudier à l’étranger ?

Apport : bourse Erasmus+ : entre 150 et 300 € par mois ; bourse sur critères sociaux : 400 € supplémentaires par mois au titre de l’Aide à la Mobilité Internationale.

Pour qui ? Les étudiants inscrits dans un établissement supérieur français et souhaitant faire un cursus à l’étranger dans la validation de leur année. Ces aides sont valables pour les études comme pour les stages.

Des bourses sont également mises en place pour les étudiants qui décident de voir du pays dans le cadre de leurs études. Trois types d’aides sont cumulables :

  • Les étudiants Erasmus peuvent bénéficier d’une allocation : attention, celle-ci n’est pas automatique et varie d’un établissement à un autre. Renseignez-vous auprès de votre établissement.
  • La plupart des conseils régionaux et généraux prévoient dans leurs budgets des aides à la mobilité internationale : par exemple, pour le Nord-Pas-de-Calais, il s’agit de la bourse Blériot. Pour pouvoir en bénéficier, renseignez-vous auprès de votre Conseil Régional et de votre Conseil Général.
  • Si vous êtes boursier sur critères sociaux : vous conservez votre bourse et bénéficiez d’une allocation supplémentaire de 400 € par mois.

Faire des études, cela peut coûter cher, mais vous avez plusieurs moyens de financer votre cursus. Quelle que soit l’option que vous choisissez, n’oubliez pas que les fonds ne se débloquent pas en un jour. Donc, pour toute démarche, anticipez !

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