Quel sera l’impact d’un divorce sur votre retraite ?

Florian Billaud - publié le 04/10/2019 à 14:30

Le divorce est déjà une étape bien souvent compliquée et onéreuse, mais en plus, il n’est pas rare qu’il faille composer avec un nouveau chamboulement financier auquel on ne s’attend pas forcément. Et ce dernier est d’autant plus important lorsque la séparation survient au moment précis de la retraite, alors que les revenus sont revus à la baisse. Explications.

Votre futur ex-conjoint peut demander une prestation compensatoire

Frais d’avocat, rachat de véhicule et/ou de logement, cessation de mise en commun des ressources... le divorce est en lui-même appauvrissant. Mais un élément majeur peut encore se greffer à cette perte de pouvoir d’achat.En effet, au moment du divorce, et uniquement à ce moment, une demande de prestation compensatoire peut être formulée au juge aux affaires familiales (JAF) par l’un des époux. Cette fameuse prestation vise à gommer les inégalités entre les deux parties en termes de ressources. Celui qui gagne le plus est donc contraint de verser à celui qui gagne le moins. Une situation qui n’est déjà pas sans conséquence lorsque l’on est actif, et qui peut littéralement tout faire basculer sachant qu’à la retraite, les revenus peuvent être divisés par deux, voire davantage ! Bon à savoir : la prestation compensatoire n’est pas systématiquement accordéeLe plus souvent, ce cas ne se produit que lorsqu’il y a des disparités financières notables.

Comment le montant de la prestation compensatoire est-il fixé ?

Si le montant de cette prestation peut tout à fait être décidé d’un commun accord entre les ex-époux, les choses ne se passent pas toujours aussi simplement. En cas de désaccord, c’est le juge qui tranche. Pour ce faire, il prend plusieurs critères en compte comme le patrimoine estimé ou prévisible des ex-époux, ou encore la durée du mariage. À noter : les modalités de versementLa prestation compensatoire peut être versée sous forme de capital, de rente ou encore par attribution d’un bien meuble ou immeuble. Et sauf exception (changement de situation importante, notamment), lorsqu’elle prend la forme d’un capital, elle doit être payée en totalité dans un délai de 8 ans maximum. Exceptionnellement, si l’âge ou de l’état de santé du bénéficiaire le rendent incapable de survenir à ses besoins, le juge peut ordonner une rente à vie.Il est aussi important de savoir qu’en cas de non-paiement, différentes procédures de recouvrement peuvent être entreprises.

Que se passe-t-il en cas de décès ?

À supposer que vous, payeur, décédiez le premier, le montant de la prestation compensatoire serait prélevé sur votre succession.Votre ex-conjoint serait également en droit de demander une pension de réversion, c’est-à-dire une partie de la retraite dont vous bénéficiiez. Son versement est toutefois soumis à conditions (ressources, âge et situation matrimoniale du demandeur, régime auquel vous apparteniez...).Enfin, en cas de remariage de votre côté, la pension de réversion serait partagée entre vos ex-conjoints. Divorcer a beau être un acte de nos jours banal, il n’en reste pas moins qu’une mise en danger sur le plan financier ne tient qu’à un fil. Si vous êtes retraité et êtes celui qui a le plus à perdre, tentez coute que coute de mettre quelques sous de côté pour protéger vos arrières et vos proches (nouveau conjoint, enfants issus de cette nouvelle union...), afin qu’ils ne soient pas dans le besoin après votre décès.

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