Quels sont les différents régimes de retraite complémentaire ?

Fabienne Cornillon - publié le 11/09/2019 à 18:07

Parce que la retraite de base n’est pas suffisante pour vivre lorsque vous cessez votre activité, la retraite complémentaire a toute son importance. Mais celle-ci sera différente selon votre statut comme nous allons le voir à travers cet article.

1 - Qu’est-ce qu’une retraite complémentaire ?

En France, les travailleurs cotisent à deux régimes obligatoires, à savoir le régime de retraite de base et le régime de retraite complémentaire. Cette dernière est essentielle puisque, comme son nom l’indique, elle vient compléter la retraite de base. Rappelons que celle-ci correspond à 50 % du salaire de référence dans le secteur privé et à 75 % du salaire de référence dans le secteur public.

La retraite complémentaire est un système par points. Vous cumulez des points tout au long de votre carrière, ce point correspond à un montant qui permet de calculer le montant de votre complémentaire.

2 - La retraite complémentaire Agirc-Arrco

C’est le régime de retraite complémentaire en France qui concerne le plus de cotisants. De fait, il s’adresse aux salariés du privé. Auparavant, Agirc et Arcco étaient deux complémentaires distinctes. Depuis le 1er janvier 2019, elles ont fusionné pour ne devenir qu’un seul régime de retraite complémentaire.

Pour bénéficier de cette retraite complémentaire, il faut avoir 62 ans, comme c’est le cas pour la retraite de base. Vous avez la possibilité de vous rendre sur le site agirc-arrco.fr afin de simuler votre retraite complémentaire pour savoir combien vous gagnerez au moment de la retraite. Pour bénéficier de cette complémentaire, vous devez en faire la demande au moins 6 mois avant l’âge effectif de votre retraite.

Prenons un exemple pour comprendre le montant de votre retraite complémentaire. Imaginons que le point vaut 1,2588 €. Si, dans votre carrière, vous avez cumulé 5 000 points, vous toucherez 6 294 € par an, soit 524,5 € par mois.

Le montant de votre retraite complémentaire peut être majoré, notamment si vous avez encore des enfants à charge. En revanche, il peut être minoré durant trois ans selon les dernières réformes du régime de retraite complémentaire en France. Un système de bonus-malus a été mis en place afin d’inciter les actifs à travailler, et donc à cotiser plus longtemps afin d’avoir leur retraite globale à taux plein.

Bon à savoir : ce malus ne concerne pas les personnes percevant l’Allocation de solidarité spécifique, l’ASS, ni les personnes qui peuvent prétendre à la retraite et qui sont reconnues en incapacité partielle de 20 %.

3 - La retraite complémentaire des fonctionnaires

Passons à présent à la retraite complémentaire des fonctionnaires. Les salariés du secteur privé cotisent, eux aussi, à un régime de retraite complémentaire : la retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP).

Ici, le concept de base est identique, les actifs cotisent durant toute leur carrière, ils cumulent des points qui ont une valeur et qui permet de calculer le montant de leur retraite complémentaire.

Un site est à la disposition des fonctionnaires, le site rapf.fr. Vous pouvez le consulter pour calculer vos points et ainsi estimer le montant de votre retraite complémentaire.

Bon à savoir : si vous êtes salarié de la fonction publique en tant qu’agent non contractuel, c’est l’Ircantec qui gère votre retraite complémentaire.

4 - Les autres complémentaires

Au-delà des salariés du privé et des salariés de la fonction publique, on retrouve d’autres actifs qui dépendent d’un régime de retraite complémentaire différent en France. Cela va dépendre du secteur d’activités, mais aussi du statut de chacun :
- les artisans, commerçants et industriels indépendants dépendent de la Sécurité sociale des indépendants ;
- les exploitants agricoles non-salariés, quant à eux, dépendent de la Mutuelle sociale agricole ;
- les artistes et auteurs d’œuvres originales dépendant de l’IRCEC.

Concernant les professions libérales, le régime de retraite de base est la Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales, la CNAVPL. Si cette caisse est commune à tous, le régime de retraite complémentaire va dépendre de leur fonction :
- notaires : CPRN ;
- officiers ministériels : CAVOM ;
- médecins : CARMF ;
- dentistes et sages-femmes : CARCDSF ;
- pharmaciens : CAVP ;
- infirmiers, kinésithérapeutes : CARPIMKO ;
- vétérinaires : CARPV ;
- agents d’assurance : CAVAMAC ;
- experts-comptables : CAVEC ;
- professions libérales diverses : CIPAV ;
- avocats : CNBF.

5 - Quid des régimes spéciaux ?

Pour les régimes spéciaux, la donne est différente. En effet, c’est la caisse de retraite qui gère intégralement la retraite de base et la retraite complémentaire. Voici une liste des régimes spéciaux concernés par cela :
- EDF ;
- GDF ;
- la RATP ;
- la SNCF ;
- la Comédie française ;
- l’Opéra national de Paris ;
- les clercs de notaire ;
- la Banque de France ;
- les marins ;
- etc.

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