5 choses à dire à ses proches avant de mourir

Florian Billaud - publié le 02/09/2019 à 14:30

C'est un fait, personne n'aime évoquer sa propre mort ni confesser ses désirs en matière de funérailles. Pourtant, exprimer ses dernières volontés de manière explicite permet non seulement de les faire respecter, mais aussi de soulager ses proches et d'éviter les conflits familiaux, voire les contentieux judiciaires entre héritiers. Tour d'horizon des confidences à leur faire coûte que coûte avant d'être sur votre lit de mort !

1 - Souhaitez-vous être réanimé ou non ?

Les avis diffèrent sur la question : lorsque le pronostic vital est engagé, il y a ceux qui désirent que l’on prolonge leur vie au maximum, et puis ceux qui, à l’inverse, préfèrent éviter tout acharnement thérapeutique.Bon à savoir : qu’entend-on exactement par réanimation ?Le but de la réanimation est de remplacer artificiellement un ou plusieurs organes vitaux défaillants, par le biais de machines.Pour que vos proches n’aient pas à faire eux-mêmes ce choix, il est important d’exprimer à l’avance vos souhaits en la matière. Pour ce faire, nous vous conseillons de vous tourner vers la planification anticipée des soins. Il s’agit concrètement de signer des directives renseignant sur les soins et traitements que vous ne souhaitez pas ou plus recevoir. Celles-ci seront consignées dans votre dossier médical, et consultables en temps voulu. C’est une question qui doit être abordée assez tôt, avant même l’âge de la retraite, car par la suite, dans le cas où vous n’êtes plus en mesure de vous exprimer, la démarche sera rendue difficile.

2 - Quel mode de sépulture désirez-vous ?

Le choix du mode de sépulture n’est déjà pas facile à faire pour soi-même, mais il l’est encore plus pour quelqu’un d’autre. Là encore, exprimer votre souhait à vos proches, c’est les épargner de nombreux tracas. En France, deux options s’offrent à vous :L’inhumation, ou mise en terre ;La crémation, ou incinération.

3 - Don d'organes : êtes-vous contre ?

Depuis le décret du 1er janvier 2017 portant sur le don d’organes et de tissus, nous sommes tous donneurs par défaut, sauf mention contraire. Vous y êtes opposé ? Vous disposez de trois moyens pour faire valoir votre refus :Vous inscrire sur le registre national des refus (démarche possible directement en ligne) ;Le communiquer oralement à un proche ;Transmettre un document écrit, daté et signé à un proche.À noter : le refus peut-il être partiel ?Tout à fait. Votre refus peut très bien ne concerner que certains tissus ou organes.

4 - Voulez-vous donner votre corps à la science ?

Contrairement au don d’organes, le don du corps à la science n’est fait que si vous en avez exprimé le désir. Pour ce faire, il vous suffit de faire une déclaration manuscrite, de la dater, de la signer, puis de l’envoyer à la faculté de médecine de votre choix. En amont, vérifiez tout de même qu’elle dispose bien d’un centre de dons.

5 - Où souhaitez-vous reposer ?

Quel que soit votre choix en matière de sépulture, choisir quelle sera votre dernière demeure est votre droit le plus total.Pour une inhumation, le corps peut être :Enterré dans le caveau familial, le cas échéant ;Enterré dans le cimetière le plus proche du domicile du défunt.Pour une crémation, les cendres peuvent :Être déposées dans le caveau familial, s’il en existe un ;Être placées dans un cavurne ou un colombarium ;Être dispersées dans un jardin du souvenir ou en pleine nature.Pour davantage de sérénité, nous vous recommandons de prendre des dispositions testamentaires. Vous aurez ainsi l’assurance du bon respect de vos dernières volontés. Sachez que la loi n’oblige pas à rédiger son testament chez un notaire, vous pouvez le faire sous seing privé.

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