Comment bien choisir son assurance dépendance ?

La rédaction - publié le 03/09/2019 à 14:30

C'est décidé : vous ne voulez pas prendre le risque d'imposer à vos proches la prise en charge de votre éventuelle perte d'autonomie. Vous recherchez une assurance dépendance, mais vous êtes un peu perdu au milieu des nombreuses offres et formules possibles. Petit focus pour vous aider à bien choisir votre assurance dépendance.

Le montant des cotisations et l'évaluation de la dépendance

Plus vous souscrivez jeune et en bonne santé, plus la cotisation de votre assurance dépendance doit être basse. Cette cotisation est-elle fixe ou appelée à évoluer avec l’âge ? Dans le cas d’évolution de la cotisation, il est important de vérifier les modalités de celle-ci. L’assureur doit faire preuve d’une totale transparence dans ce domaine. Si ce n’est pas le cas, écartez systématiquement l’assurance concernée qui ne vous offre pas à long terme la visibilité qui vous est due.Pour activer la garantie, l’assureur va le moment venu évaluer la dépendance du souscripteur. Cette évaluation s’appuie sur des référentiels reconnus, principalement la grille Aggir et les actes de la vie quotidienne (AVQ). La grille Aggir sert de système de référence pour l’attribution de l’allocation personnalisée d’autonomie et c’est aussi le système le plus utilisé par les assureurs pour évaluer la dépendance de leurs souscripteurs. Au moment de contracter, vérifiez précisément quel référentiel est utilisé par l’assureur et quels sont les niveaux de dépendance requis pour l’activation de la garantie. Attention aux clauses d’exclusion. Écartez les contrats qui offrent une place très large à ces dernières, laissant ainsi augurer les pires difficultés en cas de demande d’activation de la garantie.Bon à savoirL’attribution de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) n’entraîne pas de facto l’activation d’une assurance dépendance. Il est donc important de vérifier que l’assureur ne pratique pas en matière d’activation de ses contrats une politique hyper restrictive.

Le niveau des prestations d'une assurance autonomie

Vous cotisez pour bénéficier en cas de perte d’autonomie soit d’un capital soit d’une rente viagère défiscalisée. Vérifiez certains points : la garantie est-elle acquise au bout d’un certain nombre d’années de cotisation ? La revalorisation annuelle de la rente est-elle indexée sur l’inflation ou l’indice Agirc (en période d’inflation, cet indice n’est pas le plus pertinent) ? Le contrat prévoit-il un capital pour aménager votre habitation en cas de perte d’autonomie ?

Durée des délais de carence et remboursement

La plupart des assureurs appliquent un délai de carence de trois ans en cas de déclaration d’une maladie neurodégénérative. Concrètement, si dans les trois ans qui suivent la souscription du contrat, vous devenez dépendant pour cause d’Alzheimer ou de Parkinson, vous ne pourrez pas prétendre à la couverture pour laquelle vous avez cotisé et l’assureur pourra résilier le contrat. Vérifiez que l’assureur s’engage néanmoins à vous rembourser les cotisations déjà versées.Ces cinq critères doivent vous permettre de fonder votre choix parmi toutes les solutions proposées. La perte d’autonomie est un moment douloureux : si malheureusement cette dernière survient, vous méritez de la part de votre assureur un accompagnement sérieux et empreint d’empathie. Sachez trier et rapprochez-vous des associations de consommateurs pour disposer d’avis pertinents. La sérénité vaut bien quelques recherches et un peu de patience !

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