Frais bancaires : un plafonnement plus rapide

Paolo Garoscio - publié le 12/05/2020 à 07:00

Les frais bancaires liés aux incidents, comme un chèque refusé ou un découvert trop important, frappent essentiellement les ménages les plus modestes, car ce sont eux qui peuvent se retrouver, par la force des choses, en difficultés financières. S’ils étaient déjà plafonnés, pour éviter de faire empirer la crise du covid-19, ils le seront désormais plus rapidement.

frais bancaires ménage modeste plafonnement
Les frais bancaires coûtent cher aux ménages modestes.

Plafonnement plus rapide : dès le mois suivant

Plafonnés depuis 2018 à 25 euros par mois, et alors qu’ils coûteraient, selon l’Unaf (Union nationale des associations familiales), près de 6,5 milliards d’euros par an aux ménages français, les frais bancaires avaient, jusqu’à présent, trois mois sans plafond. En fait, le plafonnement à 25 euros par mois, ce qui représente tout de même près de 300 euros par an, n’intervenait qu’à partir du quatrième mois.

Depuis jeudi 7 mai 2020, sur demande du gouvernement qui a trouvé un accord avec la Fédération bancaire française (FBF), les frais seront plafonnés dès le mois suivant le premier incident. De quoi éviter qu’ils se cumulent alors que la crise risque fortement de durer : il est rare, lorsqu’un ménage est en difficulté, que d’un mois à l’autre la situation s’améliore considérablement.

Le gouvernement refuse la suppression de ces frais

L’autre nouveauté est la publication des critères des banques permettant aux clients de bénéficier du plafonnement des frais bancaires. Des critères qui n’étaient pas publics, chaque banque décidait pour son client sur la base de critères internes, ce qui empêchait les associations de défense des consommateurs de pouvoir plaider en faveur de ce plafonnement pour les ménages qui venaient leur demander de l’aide.

Ce sont donc deux bonnes nouvelles pour les ménages les plus fragiles. Une manière, pour le gouvernement, d’éviter un scandale naissant : les députés LREM ont refusé un amendement de la loi sur l’état d’urgence sanitaire, déposé par les sénateurs socialistes, qui demandait la suppression pure et simple des frais bancaires pour les ménages les plus modestes.

À lire aussi Comment comparer les frais selon les banques ?

Réduisez vos factures grâce à nos conseils banque
Merci de vous être inscrit à notre newsletter !
En m’inscrivant, j’accepte les C.G.U. et de recevoir les newsletters de Radins.com par email.