Les bons réflexes avant de placer son argent

La rédaction - publié le 03/09/2019 à 14:30

Assurance vie, actions en bourse, livrets, ... Il existe de nombreuses options pour investir son épargne. Comment être sûr de bien placer son argent ? En préparant bien le terrain ! Radins vous donne des clés pour choisir votre placement financier.

Déterminez votre objectif

Ne vous lancez pas bille en tête sur le marché des produits financiers (épargne ou placement). Prenez le temps, avant même de regarder ce qui vous est proposé, de définir vos besoins. Pourquoi souhaitez-vous investir ? Vous n’achèteriez pas des chaussons de danse pour une randonnée en montagne ! Pour votre argent c’est la même chose. Vous ne le placerez pas de la même manière si votre but est d’acheter une maison dans quelques années, vous constituez une réserve d’argent en cas de coup dur ou obtenir une rente pour compléter votre future pension retraite.

L'horizon du placement

Vous envisagez d’acquérir une voiture dans l’année ? A plus de 15 ans de la retraite vous désirez commencer à vous créer un capital pour financer un éventuel séjour en maison de retraite ? Selon la durée dont vous disposez pour épargner et mener à bien votre objectif, vous ne vous dirigerez pas vers les mêmes placements.Dans les 3 ans, privilégiez les placements à court terme type livrets, Sicav ou comptes à termes.Si vous avez 3 à 8 ans devant vous, orientez-vous vers des placements à moyen terme : plan d’épargne logement, assurance vie, épargne salariale....Au-delà de 8 ans, vous pouvez investir sur les marchés financiers (actions, ...)

Evaluez votre situation financière

Il est indispensable que vous regardiez quels sont vos revenus et vos dépenses pour déterminer votre capacité d’épargne.Pour cela, rien de plus simple, il suffit d’une feuille de papier, d’un stylo et d’une calculatrice ! Créez deux colonnes : recettes (salaires, aides diverses, revenus du patrimoine...) et dépenses (loyer, nourriture, crédit, loisirs...). La différence entre les deux totaux vous donnera la part de votre revenu qu’il vous sera possible d’investir.Vous êtes tout juste à l’équilibre ? Si la voiture tombe en panne ou la machine à laver rend l’âme, vous serez obligé d’emprunter pour régler la note. Il est plus sage de reporter votre investissement. Pensez aussi à l’évolution de votre situation financière. Vous comptez avoir des enfants rapidement ou projetez d’ouvrir une entreprise ? Ces évènements auront des conséquences sur votre revenu disponible.

Pas de placement sans épargne de précaution

Avant de placer votre argent, vous devez vous constituer une épargne dite de précaution. Un « matelas de sécurité » pour faire face aux imprévus : réparations de la voiture, prise en charge d’un parent malade, perte d’emploi. Sans épargne de précaution vous risquez de ne pas tirer le meilleur parti de votre placement.Prenons l’exemple du plan épargne logement (PEL). Afin de bénéficier de son taux net attractif de 2,11 % net d’impôt et de prélèvements sociaux, vous ne devez pas toucher à l’argent pendant au moins 3 ans. Si vous cassez le PEL avant, le taux de rendement tombe à 0,75 %. Avec une somme de côté sur un livret A, un LEP ou un LDD, vous n’auriez pas eu besoin de mettre fin à votre PEL.

Définissez votre profil d'investisseur

Votre devise : qui ne risque rien n’a rien. Au contraire, vous ne jurez que par la sécurité.Selon le risque que vous êtes prêt à supporter, vous ne placerez pas votre argent de la même façon. Vous souhaitez un placement sécurisé, dirigez-vous vers les livrets. Revers de la médaille, un rendement faible. Etre un gagne-petit, très peu pour vous, vous aspirez à un rendement potentiellement plus élevé. Tentez un PEA ... avec le risque de perdre une partie de votre capital de départ. Ayez en tête que plus il y a de risques et plus le placement sera rémunérateur.Ca marche aussi dans l’autre sens: plus alléchant est le rendement qu’on vous promet, plus le risque est élevé. 1000 € sur votre livret A à 1 % c’est un gain de 10 € au bout d’un an. Acheter pour 1000 € d’actions cotées, le rendement sera peut-être de 50 ou 55 € avant impôts si vous percevez des dividendes mais ... il n’est pas garanti. Et si vous revendez vos actions, vous pouvez espérer gagner mais vous pouvez tout aussi bien perdre.

Quelles sont vos connaissances financières ?

Selon le produit financier sur lequel vous allez placer votre argent, vous devrez être plus ou moins attentif. Si l’argent placé sur un livret A, un LDD ou un LEP ne vous demande pas beaucoup d’attention, avec un portefeuille d’actions il en est autrement. Le gérer soi même prend du temps et requiert une bonne connaissance de la Bourse. Il faut suivre régulièrement les marchés, lire la presse financière, bien connaître les produits et leur fonctionnement pour savoir quel produit acheter et combien en prendre. Si vous ne disposez pas de temps et de solides connaissances sur le sujet, préférez des fonds communs de placement dont la gestion est faite par des professionnels.

Questionnez, questionnez, questionnez !

Pour choisir le placement qui colle à votre profil et votre projet, il faut bien connaître le produit : conditions d’ouverture, versements obligatoires, plafonds, avantages fiscaux ... Chaque produit a ses spécificités, il est donc souvent plus prudent de passer par un intermédiaire. Banquier, conseiller indépendant en gestion de patrimoine ou assureur, quel que soit l’interlocuteur que vous avez en face de vous, posez-lui toutes les questions qui vous passent par la tête. Il n’y a pas de question idiote surtout quand il s’agit de son argent !Les plus importantes : que me vendez-vous ? Si je change d’avis après avoir souscrit le produit, qu’est ce qui va se passer ? Combien de temps les fonds restent-ils bloqués ? Faites le tour des avantages et des inconvénients du produit. Des notices d’information détaillant les caractéristiques des placements doivent être remises.

Attention aux frais

La souscription de nombreux produits financiers engendrent des frais : frais d’entrée, de tenue de compte ou encore frais de courtage. Avant de signer, vérifiez leur montant. Par exemple, si une assurance vie souscrite sur Internet n’a généralement pas de frais d’entrée, auprès d’une banque comptez des frais d’environ 1 %. Ajoutez-y des frais de gestion prélevés chaque année.Si vous décidez d’investir en Bourse, attention aux frais de courtage. Il s’agit de frais de transaction prélevés à chaque opération de vente ou d’achat d’actions. Ils rémunèrent l’intermédiaire (banque, courtier en ligne). Ils peuvent correspondre à un pourcentage appliqué au montant de votre ordre, 1 % du montant de l’ordre passé par exemple, ou à un forfait, c’est-à-dire, que quelle que soit la valeur de l’action, X € seront prélevés par ordre passé. C’est souvent la combinaison des deux.

Où se renseigner ?

N’hésitez pas à pousser la porte d’une banque ou d’un cabinet en gestion de patrimoine pour obtenir des conseils. Ils vous recevront gratuitement.Comment fonctionne une assurance vie ? A quel âge commencer à épargner pour sa retraite ? Comment acquérir des actions ? Pour toutes vos questions sur l’épargne et les placements, rendez-vous sur Lafinance pourtous.com et posez vos questions sur la réglementation et les pratiques bancaires au 0811 901 801(coût d’un appel local depuis un poste fixe), du lundi au vendredi de 8h à 18h.Merci à Pascale Micoleau-Marcel, déléguée générale de La Finance pour tous

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