Les banques alternatives : une autre conception de l’argent

La rédaction - publié le 27/01/2020 à 10:00

Face aux différents scandales bancaires, de nouveaux acteurs sont arrivés sur le marché. Ces banques alternatives ont pour objectif de défendre une nouvelle vision de l’argent et de favoriser le développement durable grâce à des investissements éthiques.

Qu’est-ce qu’une banque alternative ?

Afin de proposer une nouvelle gestion et une conception inédite de l’argent, des banques alternatives ou dites « éthiques » émergent depuis quelques années. À l’inverse des banques traditionnelles qui s’inscrivent dans une recherche du profit, les banques alternatives ont une visée sociale : développement durable, éco-responsabilité, économie solidaire, développement local… Le principe de ces banques repose sur des investissements dans l’économie sociale et solidaire.

La Fédération européenne des banques éthiques et alternatives (FEBEA) définit les banques alternatives comme suit : « une banque qui œuvre pour le bien commun et qui assure le droit au crédit à travers une activité bancaire consistant à récolter des fonds et à les réaffecter, sous forme de crédits, à des projets culturels, sociaux et environnementaux ».En choisissant une banque alternative, les clients s’inscrivent dans une autre logique et une autre vision de leur argent. L’objectif est de développer une économie plus saine, qui aide les petits entrepreneurs et participe à la mise en place de projets sociaux, culturels et environnementaux. Le Crédit Coopératif et la Nef sont les deux banques principales du marché.

Une visée éthique et solidaire de la banque

L’objectif des banques alternatives est donc de proposer une autre manière de gérer ses finances. Les placements durables proposés par ces banques se fondent sur des critères environnementaux et sociaux garantissant une réelle éthique des projets financés. La volonté des banques alternatives est également de permettre à tous de réaliser des projets. Ainsi, elles peuvent accorder des crédits aux personnes présentant peu de garanties financières : travailleurs pauvres, chômeurs…

Les banques alternatives se doivent d’avoir une transparence totale sur leurs activités. C’est aujourd’hui le cas de la Nef qui finance uniquement des projets à visée écologique, sociale et culturelle : agriculture biologique, énergies renouvelables, création d’une libraire… Le Crédit Coopératif n’a pas une transparence de ses activités aussi poussée que la Nef mais il reste considéré comme une banque alternative.

Sur le marché de la banque en ligne, la banque alternative du Crédit Agricole – TooKam – a été lancée en 2011. Avec les produits proposés, cette banque s’inscrit dans la lignée des banques alternatives : livret sociétaire, dépôt à terme énergie, dépôt à terme éco-logement… Les banques alternatives souhaitent reconsidérer la manière de gérer l’argent et de financer des programmes écologiques et solidaires.

S’impliquer dans la gestion associative de la banque

D’autres compagnies sont considérées comme alternatives : les banques coopératives. Ce type de banque représente aujourd’hui environ 65 % des comptes bancaires en France : Crédit Agricole, Caisse d’Épargne, Crédit Mutuel, Banque Populaire. L’Alliance coopérative internationale définit la banque coopérative comme suit : « Une association autonome de personnes volontairement réunies pour satisfaire leurs aspirations et besoins économiques, sociaux et culturels communs au moyen d’une entreprise dont la propriété est collective et où le pouvoir est exercé démocratiquement. »

Attention, les banques coopératives ne sont pas forcément des banques éthiques. En effet, contrairement à la Nef et au Crédit Coopératif, la transparence n’est pas toujours de mise chez les institutions coopératives

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