L’assurance-vie et sa fiscalité avantageuse : solution préférée des Français

Cécile Ducommun - publié le 09/12/2019 à 12:25

Les contribuables qui sont en quête d’une solution d’épargne se tournent naturellement vers l’assurance-vie, car elle possède un atout majeur, celui de la stabilité. 38 millions de Français ont donc décidé d’accorder leur confiance à cette formule, en 2018.
 

L'assurance-vie, solution plébiscitée par de nombreux Français

Il existe un contrat d'assurance-vie adapté à chaque profil

Les consommateurs cherchent diverses formules afin de rentabiliser les placements, mais, avec la chute du Livret A et du PEL (Plan Epargne Logement), un profond désamour s'est instauré. Les taux de rémunération n'étant plus ceux escomptés, ils ont pris la décision de migrer vers d'autres contrats. L'assurance-vie a donc été plébiscitée par 38 millions de personnes en 2018, pour 1 700 milliards d’encours et 22,4 milliards de collecte la même année. Cette statistique est suffisante pour nous montrer à quel point ce placement s'avère être jouissif. Toutefois, il ne faut pas seulement déposer quelques euros pour obtenir automatiquement une belle rentabilité, vous devez bien sûr établir une stratégie digne de ce nom en mesure de combler vos attentes. Le choix sera aussi impacté par vos besoins et surtout votre profil.

Pour les Français qui veulent une épargne sécurisée et disponible lorsqu'ils le désirent, les professionnels de l'assurance-vie auront tendance à les diriger vers le fonds en euros. Grâce à ce fonctionnement, elle peut être récupérée à tout moment, cette flexibilité est ainsi largement appréciée même si le taux de rémunération s'articule autour de 2 % seulement. D'autres préfèrent placer de l'argent sur le long terme, ils n'ont donc pas l'intention de piocher régulièrement dans leur compte. Ils se tourneront naturellement vers les fonds euro-croissance. Ce format est plébiscité, car la prise de risques est limitée alors que la performance est généralement séduisante.

Vous l'aurez donc compris, l'assurance-vie a véritablement le pouvoir de s'adapter à vos envies surtout si celles-ci s'articulent autour des risques. Des Français n'ont pas peur de miser de l'argent sans être convaincus qu'ils pourront bénéficier de la rentabilité souhaitée. Ces marchés sont complexes à maîtriser, seuls les experts réussissent à jongler avec toutes les subtilités. Dans ce contexte, ils se tourneront rapidement vers les fonds eurodynamiques. Il faut noter que cet investissement devient intéressant puisque le taux est élevé par rapport à celui identifié pour d'autres solutions comme le Livret A qui ne cesse de dégringoler depuis plusieurs années. Pour ces contrats, vous aurez la chance d'espérer pratiquement 3 %, ce qui reste très appréciable alors que le secteur est mouvementé et impacté par les chutes.

Il existe une quatrième solution pour ceux qui ont le souhait de choisir l'assurance-vie. La multigestion pilotée est accentuée sur une prise de risques totalement assumée. Vous évoluez sans aucun filet, vous êtes de ce fait maître de votre destin, car une erreur peut rapidement devenir problématique en termes de rentabilité. Toutefois, il est primordial de noter que les unités de compte ont un véritable pouvoir, ils offrent une très belle dynamique boursière sur un délai relativement court. Bien sûr, ces professionnels doivent impérativement s'attarder sur le rapport qualité/prix de ces placements qui sont ainsi impactés par les hausses et les baisses du marché.

L'assurance-vie reste le placement le plus intéressant en terme de rentabilité

Alors que certaines solutions comme le PEL ne cessaient de dégringoler en France, l'assurance-vie a toujours eu les arguments pour convaincre les contribuables et les inviter à épargner. Plusieurs points forts peuvent rapidement être listés, car la fiscalité a la particularité d'être attractive. Contrairement aux idées reçues, si vous choisissez les contrats maîtrisés, le placement est sécurisé puisqu'il est assez facile d'anticiper les hausses ainsi que les baisses du marché. Certes, les Français les plus expérimentés auront le loisir de jouir de prévisions plus minutieuses, mais cette épargne s'avère être rentable même en 2018. Les professionnels ont tendance à partager quelques conseils, car ils estiment que la rémunération peut largement être à la hauteur des exigences si le contribuable décide de multiplier les contrats. Ainsi, en souscrivant plusieurs formules, vous jonglez avec toutes les subtilités, ce qui vous donne les moyens de rentabiliser rapidement vos placements.

Bien sûr, la chute des taux d'emprunt en 2015 a permis au secteur de l'immobilier de connaître un succès sans précédent. De ce fait, les Français délaissés par le PEL ou le Livret A ont changé leur mode opératoire en investissant massivement dans la pierre, mais nombreux sont ceux qui ont choisi de placer à nouveau de l'argent sur ces formules, car ils sont attractifs. Comme nous l'avons précisé, il est possible d'effectuer des retraits selon ses besoins et un autre point fort doit être listé. Ce dernier s'articule autour de la transmission, vous pouvez sélectionner les bénéficiaires de votre choix comme des amis, des membres de votre famille… Celle-ci est réalisée ainsi en dehors de la succession en cas de décès.

L’assurance-vie : une fiscalité très avantageuse 

En cas de rachat total ou partiel

Vous prévoyez de racheter votre contrat d'assurance-vie, qu'est-ce qui vous attend ?

Tout d'abord, dans certains cas les intérêts seront exonérés d'impôts : licenciement du souscripteur ou de son conjoint (marié ou pacs) avec inscription à Pôle emploi, idem pour la retraite anticipée, l'invalidité ou la cessation d'une activité non salariée (jugement de liquidation judiciaire) de l'un des membres du couple.
Pour ce qui est des prélèvements sociaux (environ 15 %), ils sont retenus à la source dans ces cas, sauf si invalidité.
Dans toutes les autres situations d'un rachat, total ou partiel, les intérêts sont soumis à imposition selon 2 situations :

  • Rachat avant 8 ans : le bénéficiaire peut soit intégrer cette somme à son revenu imposable, soit être soumis à un prélèvement forfaitaire : 35%  avant 4 ans, 15% entre 4 et 8 ans.
  • Rachat après 8 ans : le choix est le même et le prélèvement forfaitaire est alors de 7,5%, portant sur les produits acquis au-delà de 4.600 euros pour une personne (9.200 euros pour un couple).

En cas de sortie en rente

Vous avez opté pour une sortie de contrat sous forme de rente viagère ? Un pourcentage de cette rente, fonction de l’âge, est soumis à l’imposition (en plus des prélèvements sociaux) :

  • 70% si le rentier a moins de 50 ans ;
  • 50% s’il a entre 50 et 59 ans ;
  • 40% entre 60 et 69 ans ;
  • 30% à partir de 70 ans.

En cas de décès
 
En cas de décès, la rente ou le capital accordé à votre bénéficiaire n'entre pas dans sa succession. Les produits d'assurance-vie non assujettis aux prélèvements sociaux en cours de contrat le seront à son dénouement (sur base de 15,5%). Son imposition (contrat établi après le 20/11/1991 et primes versées depuis le 13/10/1998) se calculera ainsi :
Cotisations versées avant 70 ans : contrats inférieurs à 152.500 euros à jour de cotisation avant le 70ème anniversaire, exonérés de droit de succession.
Si la part de capital décès reçue par un bénéficiaire excède ce montant, un prélèvement est dû et s'élève à :

  • 20% de la part nette taxable du bénéficiaire inférieure ou égale à 700.000 euros,
  • 31.25% sur la part nette taxable au-delà de 700.000 euros.

Cotisations versées après 70 ans : contrats inférieurs à 30.500 euros à jour de cotisation après le 70ème anniversaire, exonérés de droit de succession. Les contrats souscrits depuis le 20/11/991, dépassant 30.500 euros, dont les cotisations ont été payées après le 70ème anniversaire, appellent au règlement de droits de succession (selon le degré de parenté) pour la partie supérieure à 30.500 euros. Les intérêts capitalisés ne sont pas imposables. En outre, les cotisations versées doivent être déclarées pour l'ISF.

Réduction d'imposition sur cotisation cas de handicap ou de rente survie

Enfin, une réduction d'impôt égale à 25% des cotisations d'assurances versées annuellement (avec limite de 1.525 euros + 300 euros par enfant à charge) est prévue pour les contrats d'assurance-vie si :

  • épargne handicap assurant une rente versée à l'assuré en cas d'invalidité (sans possibilité d'activité professionnelle normale) et selon un contrat d'une durée d'au moins 6 ans ;
  • rente survie assurant, en cas de décès, un versement à un enfant invalide dans l'incapacité d'une activité professionnelle ou mineur sans possibilité de formation professionnelle normale ;
  • rente survie souscrite en faveur d'un parent directe ou jusqu'au 3ème degré ;
  • rente survie souscrite en faveur d'une personne à charge, vivant sous son toit, titulaire d'une carte d'invalidité, avec ou sans lien de parenté.
     
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