Vivre chez ses parents : une solution ?

La rédaction - publié le 04/10/2019 à 14:30

Tous les étudiants ne sont pas prioritaires pour obtenir une chambre CROUS, et tous n'ont pas les moyens de payer un appartement, ou tout simplement pas l'envie de partir. Quoiqu'il en soit, de nombreuses raisons peuvent vous pousser à rester chez vos parents durant vos études. Mais est-ce une bonne solution ?

La ville d'études et le budget

Les deux premiers facteurs expliquant pourquoi près de 25 % des étudiants vivent chez leurs parents sont : la ville d’études et les moyens financiers.Si la ville d’études est la même que celle où vivent les parents, nombre d’entre eux préfèrent que leur enfant reste vivre à la maison. C’est le cas, par exemple, pour de nombreuses familles parisiennes.Le loyer est souvent lié à ce premier point, car les logements sont parfois très chers, comme c’est le cas dans la capitale. Ainsi, les parents ne voient pas l’intérêt de payer un appartement à leur enfant si celui-ci étudie dans la ville où ils habitent.Rappelons que si les étudiants boursiers peuvent prétendre à une chambre CROUS, les demandes sont nombreuses et l’étudiant n’est pas assuré d’y avoir droit. Il faut donc toujours prévoir un plan B.

Le temps de transport

Certains étudiants sont obligés de s’excentrer pour avoir leur propre logement sans se ruiner. Cela rallonge considérablement les temps de trajet, à moins que les universités soient en périphérie des villes (et encore !). En revanche, dans le cas où les parents vivent dans un quartier proche de l’université, il est plus simple que l’étudiant reste vivre chez eux plutôt qu’il subisse 2 heures de transport chaque jour.Rajoutons que certains étudiants se font déposer à l’université par leurs parents, ou préfèrent investir dans une voiture personnelle plutôt qu’un appartement, par exemple. Les cas de figures sont donc nombreux, et il existe bien des raisons expliquant le choix de certains étudiants de rester au domicile familial durant leurs études.

Quels avantages ?

Rester chez vos parents peut avoir de nombreux avantages, outre des économies importantes puisque vous n’aurez pas de loyer à payer.

  • Pas de déménagement : et donc pas de stress pour trouver un logement, remplir de nombreux papiers, emménager et se faire à sa nouvelle vie. Vous restez avec vos proches dans un univers familier, rassurant, et propice au bon déroulement de vos études.
  • Les étudiants vivant encore chez leurs parents sont moins sujets au stress ou à la fatigue quotidienne : pas besoin de vous débrouiller seul, vous partagez les tâches ménagères avec vos proches, comme vous l’avez toujours fait ! Les étudiants vivant chez leurs parents ont souvent une meilleure alimentation que les étudiants vivant seuls. Vous ne mangerez pas de pâtes tous les jours, et fini l’épuisement des tâches ménagères à la sortie des cours : vous serez plusieurs à pouvoir vous organiser.
  • Des économies sur l’intérieur : pas besoin d’acheter de nouveaux meubles, draps, vaisselle, ou produits d’électroménager, tout est déjà à disposition.
  • Un soutien en cas de difficultés : vous n’êtes pas livré à vous-même dans l’inconnu, et pouvez compter sur le soutien de votre famille en cas de coup de blues, de maladie ou si vous avez besoin d’aide.
  • Si vous avez du mal à travailler, vous pourrez compter sur vos parents pour vous lever le matin ou vous rappeler d’aller dormir. Ils sauront vous aider à organiser des plages de travail et à les tenir. Peut-être même pourront-ils vous aider pour comprendre vos cours.

Vivre chez ses parents est donc un avantage permettant de ne pas être livré à soi-même, d’avoir un cadre de vie plus équilibré, et d’éviter les abus. Mais toutes les familles ne sont pas faites pour ce mode de vie, et certains risques subsistent.

Quels risques ?

En effet, tout le monde n’a pas la chance d’avoir une maison où il peut travailler, une famille qui habite près de l’université, ou la même liberté qu’un étudiant indépendant. Il peut donc y avoir des soucis pour les étudiants ... comme pour les parents !Pour les parents :

  • Selon son caractère, le risque est que votre enfant s’habitue à ne rien faire, ni lessive, ni repas, ni courses, et qu’il n’arrive pas à prendre son indépendance. Certains étudiants prennent leur indépendance tardivement et on beaucoup de mal à vivre cette séparation. Le « phénomène Tanguy en quelque sorte ».
  • Qu’il souhaite vivre sa vie étudiante au point de vous causer des désagréments : une soirée à la maison qui tourne mal en votre absence, des retours en plein milieu de la nuit qui vous réveillent ... s’il est fêtard, vous devrez mettre des règles de respect mutuel dès le début, afin d’éviter tout désagrément.

Pour les étudiants :

  • Vos parents peuvent avoir du mal à réaliser que "vous êtes majeur et vacciné". S’il est normal qu’ils vous aident et vous conseillent, certains peuvent avoir tendance à vous traiter comme un enfant, et donc à vouloir vous empêcher de sortir, par exemple.
  • Vous ne souhaitez pas leur rendre de comptes, mais c’est « leur maison, leurs règles ». Vous risquez donc d’avoir du mal à vivre ce sentiment d’infantilisation, exacerbé si, en plus, ils sont toujours sur votre dos. Un peu de diplomatie de chaque côté peu régler le problème.

Le passage à l’université est aussi un passage à l’âge adulte, il est donc important de s’assurer que cette cohabitation soit profitable pour tous. Certains s’adaptent parfaitement à la situation, d’autres ont besoin d’indépendance et de voler de leurs propres ailes.

Des solutions alternatives

Certaines familles mettent en place des solutions alternatives, mais il faut en avoir les moyens, avoir prévu la solution depuis des années, ou être un bon bricoleur.

  • Aménager un espace de la maison familiale en studio : le garage, le grenier ou une très grande chambre chez vous sont inutilisés ? Lancez-vous ! Certaines familles décident de l’aménager en studio, avec un espace de vie, une kitchenette et une petite salle de bain. Cela permet à l’étudiant d’avoir son espace privé et d’apprendre en douceur à prendre son indépendance, sans payer de loyer ou être loin de ses proches. Avis aux bricoleurs !
  • Un logement secondaire : un studio qui se transmet dans la famille dans une grande ville étudiante, ou que les parents ont acheté et loué pendant des années pour mettre de l’argent de côté ... quoiqu’il en soit, votre enfant a un point de chute dans un espace qui vous appartient, mais il est indépendant !

•La chambre chez l’habitant : pour les familles peu aisées dont l’enfant a besoin de vivre de son côté, il est encore possible de trouver un logement à bas prix en prenant une chambre chez l’habitant. Elles sont souvent aménagées avec un espace de vie et une salle de bain personnelle, voire une petite kitchenette, et le loyer est rarement élevé. Votre enfant aura coupé le cordon, mais vous saurez qu’il n’est pas totalement seul en cas de problème.

Savoir prendre son envol

Quoiqu’il en soit, la situation est différente pour chacun. Dans certaines familles l’étudiant ne peut pas vivre seul car il ne le souhaite pas, n’en a pas les moyens, ou vit juste à côté de son université. Si les parents et l’étudiant se mettent d’accord sur les règles de vie, les libertés de chacun et les tâches ménagères, la cohabitation peut très bien se passer.Mais l’étudiant doit être préparé à prendre son envol tôt ou tard, en apprenant à faire ses propres repas, sa lessive, ou à gérer son budget, par exemple. Devenir indépendant pas à pas est à la fois pratique pour ne pas subir un brusque changement de vie, parfois mal vécu, et pour se préparer à vivre seul plus tard en sachant se débrouiller.N’oubliez pas qu’il existe des solutions pour ne pas payer un loyer étudiant trop cher, comme la colocation ou les chambres universitaires, par exemple, et qu’il existe de nombreux sites Internet pour trouver des « bons plans logement » !

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