Le crédit à la consommation : avantages et inconvénients

La rédaction - publié le 03/09/2019 à 14:30

Un crédit n'est pas forcément associé à un projet immobilier. Une fois les comptes dans le rouge, il est parfois nécessaire de souscrire un crédit à la consommation pour assumer les dépenses quotidiennes. Mais gare à l'engrenage !

Qu'est-ce qui est considéré comme crédit à la consommation ?

  • Le terme de « crédit à la consommation » s’applique à tous les crédits non-immobiliers entre 200 et 75.000 euros et d’une durée de plus de 3 mois. Les crédits « renouvelables » ou « revolving » sont donc bien des crédits à la consommation.
  • Le prêteur peut être une banque ou un établissement financier spécialisé dans le crédit à la consommation ou alors toute personne physique ou morale qui consent des opérations de crédit de façon habituelle.
  • Toute opération de financement dans laquelle une personne apporte son aide contre rémunération ou avantage sans forcément être le prêteur est aussi considérée comme crédit à la consommation. Par exemple, les commerçants, les grandes surfaces, les agences de voyage, etc. Ces intermédiaires sont tenus de veiller à l’application des règles qui protègent l’emprunteur.
  • Les délais de paiement, les découverts bancaires, les facilités de paiement sont aussi des crédits à la consommation.
  • Les prêts pour travaux de réparation ou d’entretien, s’ils ne sont pas liés à l’acquisition d’un bien et s’ils ne dépassent pas 75.000 euros sont aussi des crédits à la consommation.
  • Les crédits à la consommation sont remboursables sur 5 maximum, sauf ceux d’un montant inférieur à 3.000 euros, à rembourser dans les 3 ans.

Les plus

  • Vous ne payez pas en une seule fois un bien que vous achetez.
  • Vous avez le droit à 14 jours de rétractation (contre 7 jours avant la loi Lagarde de 2011).
  • A partir d’un achat de plus de 1.000 euros, les vendeurs sont tenus de proposer aussi un crédit classique. Avant, ils touchaient une commission en faisant souscrire un crédit renouvelable. Aujourd’hui, ces délais sont plus courts qu’avant la loi Lagarde, ce qui évite de faire payer trop d’intérêts.
  • Le prêteur a l’obligation de consulter le fichier FICP (Fichier des Incidents de remboursement des crédits aux particuliers) pour accorder un prêt, afin d’éviter d’accorder un crédit quand la personne ne serait pas capable de le rembourser à court ou long terme.

Les moins

  • Les taux d’intérêts sont bien souvent élevés.
  • Les nouvelles mesures du crédit renouvelable ne s’appliquent pas aux crédits souscrits avant l’entrée en application de la loi. Impossible en effet de faire payer les échéances de plusieurs crédits sur une période aussi courte. Idem pour la baisse des taux de ces crédits renouvelables, qui s’effectuera petit à petit.
  • Du fait de la vérification de la solvabilité de l’emprunteur, un nombre plus restreint de personnes peut y prétendre. Bonne ou mauvaise chose : cela réduit dans un sens le nombre de personnes basculant dans le surendettement à cause d’un trop grand nombre de crédits à rembourser.

Bilan : le crédit renouvelable reste toujours un danger. C’est ce type de crédit qui mène au surendettement car il donne l’impression de pouvoir tout acheter sur le champ, le paiement étant reporté. A éviter autant que possible.

Le découvert : un crédit aussi !

Lorsque votre banque vous accorde le droit de bénéficier d’une somme d’argent qui dépasse le solde de votre compte, vous êtes à découvert. Mais ce « droit » (il s’agit plutôt d’une tolérance) n’est pas gratuit ! Vous payerez en plus des agios (de 12 à 17% en moyenne...)Si le découvert dure plus de 30 jours, une partie des règles du code de la consommation s’y applique et s’il dépasse 3 mois, il est entièrement considéré comme crédit à la consommation. Et est donc régi par les règles du code de la consommation et soumis à des échéances de remboursement ! Votre banquier doit alors vérifier votre solvabilité et vous communiquer régulièrement un relevé de compte qui comprend les conditions qui pourraient s’appliquer pour redresser la situation.La banque peut mettre fin à une autorisation de découvert en respectant un préavis de 2 mois minimum. Avec justification d’un motif légitime, elle peut aussi mettre un terme au découvert sans préavis, mais elle est tenue d’en informer son client dans les plus brefs délais (reste à préciser ce que cela signifie...)

Réduisez vos factures grâce à nos conseils crédit
Merci de vous être inscrit à notre newsletter !
En m’inscrivant, j’accepte les C.G.U. et de recevoir les newsletters de Radins.com par email.