Les points à connaître avant de contracter un prêt

La rédaction - publié le 03/09/2019 à 14:30

Trop pressé de réaliser enfin l'achat de vos rêves, ne tombez pas dans le piège en signant la première proposition venue ! De nombreux points sont à étudier avant de faire un prêt.

Informer, expliquer, vérifier : les devoirs d'un organisme de crédits

Tout organisme de crédits doit impérativement vous communiquer ces formulaires : La fiche d’information pré-contractuelle (FIP) indique les termes du crédit au consommateur. Elle doit vous permettre d’estimer si le contrat convient à vos besoins ou non. Il faut que vous l’ayez en votre possession avant de souscrire le crédit. Elle doit comporter :

  • les coordonnées du prêteur et de l’emprunteur,
  • le type de crédit, son montant, sa durée, son taux,
  • le TAEG (Taux Annualisé Effectif Global),
  • les assurances obligatoires et leur montant,
  • les échéances de remboursement,
  • les frais de dossier,
  • les indemnités et risques de résiliation en cas de retard,
  • les délais de rétractation.

Pour toute souscription à un nouveau crédit, l’établissement prêteur doit vérifier la solvabilité de la personne.Pour un crédit à distance (internet, téléphone, voie postale...), le prêteur et l’emprunteur doivent aussi remplir une fiche de dialogue pour établir ensemble les besoins et la solvabilité du consommateur. Pour un prêt supérieur à 3 000 €, des justificatifs d’identité et de revenus du client doivent accompagner la fiche de dialogue.Attention : cette fiche a une valeur juridique en cas de litige ou de dépôt de dossier de surendettement. Evitez donc d’oublier de déclarer un crédit en cours...L’offre de contrat de crédit résume les principales caractéristiques du crédit. Elle est valable 15 jours pour un crédit à la consommation et 30 jours à compter de sa réception par l’emprunteur pour un crédit immobilier. Elle devient contrat définitif une fois qu’elle est acceptée et signée.L’assurance obligatoire représente à elle seule jusqu’à 15 % du montant total d’un prêt immobilier. Autant dire qu’il faut bien la choisir pour ne pas avoir à regretter le poids des mensualités à verser. Quel est le but ? Garantir, en cas d’accident, d’invalidité ou de décès, le remboursement du prêt. Vous pouvez souscrire cette assurance auprès d’un autre organisme.

Le remboursement de crédit anticipé pas toujours gratuit !

Rembourser son crédit avant son terme, c’est payant ! Si avant, vous pouviez rembourser toutes vos échéances sans pénalités, c’est désormais terminé. L’indemnité peut atteindre 1 % pour un remboursement supérieur à 10 000 € sur un an (qu’il s’agisse de plusieurs remboursements de 2 500 € ou un seul de 10 000 €, par exemple). L’indemnité tombe à 0,50 % s’il reste moins d’un an avant la fin du crédit.Mais il faut que l’indemnité de remboursement anticipé ait été prévue par le prêteur dans le contrat, il ne peut pas vous la réclamer après coup ! Essayez de négocier un remboursement anticipé sans pénalités, cela marche parfois !

J'ai de graves soucis de santé, puis-je emprunter ?

Une convention existe : la convention Aeras, qui permet de s’assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé. Elle s’adresse aux personnes dont les probabilités de subir un évènement garanti comme une invalidité ou un décès sont supérieures à la normale (à une population de référence). Plus précisément lorsque la personne souffre ou a souffert d’une maladie grave comme un cancer ou du diabète par exemple.La convention Aeras concerne :

  • les prêts immobiliers et professionnels quand ils ne dépassent pas 300 000 €, et si l’emprunteur n’aura pas plus de 70 ans à la fin du prêt.
  • les crédits à la consommation s’ils n’excèdent pas 15 000 € et si le souscripteur n’a pas plus de 50 ans à la signature du prêt.

Selon le niveau de gravité de la maladie, la demande fait l’objet d’une ou plusieurs analyses par l’assureur et éventuellement un réassureur (assurance des sociétés d’assurance).

Les publicités pour crédit se font épingler

Attention aux clauses écrites en tout petit qui indiquent que le crédit à 2 % n’est valable qu’un, deux ou trois mois puis passe subitement à 20 % !Toute publicité doit indiquer le taux annuel effectif global (TAEG), en caractères plus gros que ceux du taux promotionnel. Il doit être illustré d’un exemple suffisamment clair et représentatif.Les éléments suivants doivent aussi y figurer : si le taux est fixe, variable ou révisable ; les frais de dossier ou de garantie ; sa durée... Si ces critères ne sont pas respectés, soyez prudent et allez voir ailleurs !

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