Le bois : un chauffage au poêle !

Mustapha Azzouz - publié le 08/10/2019 à 11:00

Boudés pendant des années pour leur aspect trop rustique, poêles à bois et cheminées font leur grand retour ! Écologique, économique et esthétique : le bois a tout pour plaire !

Le bois : un combustible défiant toute concurrence

Terminé les radiateurs disgracieux, le chauffage au bois permet de chauffer une pièce, un étage, voire toute la maison en alliant confort et économies. Comparé aux autres énergies disponibles sur le marché (électricité, gaz ou fioul), le bois est sans aucun doute le moins cher.    

Le prix n’est pas constant et varie en fonction de nombreux critères. Pour comparer la solution la plus économique, il faut calculer la puissance calorifique dégagée en kilowattheure (kWh). Il faut donc prendre en compte :

  • Le type de bois : le chêne, le hêtre ou encore le charme, appelés aussi feuillus durs, brulent plus lentement que les feuillus tendres tels le peuplier et les résineux comme le sapin. Ils sont plus chers à l’achat, mais offrent un meilleur rendement.
  • Son taux d’humidité : pour une bonne combustion, le taux d’humidité du bois ne doit pas dépasser les 20 %, et certains vendeurs peu scrupuleux fournissent du bois dit vert (non séché) au prix fort. Pour limiter cette arnaque, il existe une norme NF bois de chauffage qui garantit le respect de ce taux maximal.
  • La forme : buches vendues en stères (4 à 5 ct/kWh) pour cheminée ou poêle à bois, bois déchiqueté (3 ct/kWh) pour alimenter les chaudières, granulés pour les poêles à pellets (de 7 ct/kWh en vrac à 7,7 ct/kWh en sachet), ou encore briquettes de bois densifié (8 ct/kWh). Plus il y aura de transformation, plus le prix grimpera (source : association AJENA, aout 2019).
  • La provenance : simple loi du marché, dans certaines régions l’offre est plus importante, ce qui peut faire baisser le prix.
  • La quantité : en se regroupant avec des voisins ou des amis, commander de grandes quantités permet de faire baisser la facture.

La consommation annuelle d’un logement dépend bien sûr de la surface de la maison, de la température des pièces, mais aussi de la rigueur de l’hiver. Ne négligez pas non plus une bonne isolation, car un toit mal isolé, c’est 30 % de la chaleur de votre maison qui se dissipe vers l’extérieur.

Bon à savoir : différentes aides, privées ou publiques, sont accessibles pour le remplacement d’une vieille chaudière par un modèle plus récent et plus performant. Renseignez-vous, car cela en vaut souvent la peine.

Le chauffage au bois : plus écologique ?

On se ferait bien une petite flambée ? De nombreux foyers français sont équipés d’un chauffage au bois exclusif ou partiel. Outre le plaisir des yeux et la douceur de la chaleur produite, le bois est le chouchou de l’environnement.


Contrairement aux énergies fossiles, une gestion intelligente des ressources permet de prélever moins vite que la forêt ne s’accroit. Cela permet entre autres trois choses :

  • Ne pas participer à l’effet de serre, car le CO2 dégagé lors de la combustion du bois est égal à la quantité absorbée durant la croissance de l’arbre.
  • Donner un petit coup de pouce à la biodiversité. La gestion des forêts permet aux animaux d’y trouver refuge plus facilement.
  • Consommer localement : en effet, même si certaines régions sont plus boisées que d’autres, cette ressource est naturellement trouvable à proximité de chez soi.

Plutôt cheminée ou poêle à granulés ? Vous allez voir de quel bois je me chauffe !

Plusieurs types d’équipements existent pour se chauffer au bois. Le tout est de savoir l’utilisation que l’on en fera : chauffage esthétique d’appoint en complément d’un autre combustible ou chauffage principal, mieux vaut s’attarder sur le rendement. Les cheminées à foyer ouvert sont les moins performantes, car elles ne chauffent que l’air ambiant. Un foyer fermé par un caisson vitré ou un poêle à bois chauffe la paroi qui diffuse ensuite la chaleur plus longtemps. Ils fonctionnent avec des buches ou des briquettes. Il est donc nécessaire d’avoir un espace de stockage suffisant pour entreposer le combustible au sec. Sans jardin ou cave, c’est inenvisageable. De plus, l’alimentation manuelle du foyer peut s’avérer contraignante. Pour un poêle à bois ou un insert de cheminée, il faut compter entre 2 000 et 6 000 euros en fonction des travaux à réaliser : création d’un conduit de cheminée, remplacement ou réalisation de l’insert, etc.

Le poêle à granulés, certes plus cher à l’installation (de 3 000 à 8 000 euros), utilise des pellets comme combustible. Il s’agit de sciures de bois compressées sous la forme de petits granulés. Le poêle contient un réservoir lui permettant de s’alimenter en combustible de manière autonome pendant 2 à 3 jours. Les derniers modèles sont également programmables, pour que la température soit parfaite à votre retour à la maison. Le stockage est moins contraignant, car il est possible d’entreposer les granulés en intérieur. Les modèles se développent pour plus de confort sonore, car la ventilation de certains poêles et le bruit qu’elle génère peuvent devenir dérangeants.

Une chaudière à bois permet, en plus d’assurer le chauffage, de produire l’eau chaude sanitaire avec un ballon spécifique. Reste que l’entretien annuel est obligatoire pour toute installation au bois. Il faut compter entre 40 et 70 € pour un ramonage par an.

Les astuces pour un chauffage moins cher

Véritable frein aux changements de mode de chauffage, le prix des matériaux et de l’installation nécessite d’engager plusieurs milliers d’euros. Pour vous accompagner et encourager ce genre de démarches, vous pouvez bénéficier d’une T.V.A. réduite à 10 %, mais aussi d’un crédit d’impôt pouvant aller jusqu’à 30 % en cas de remplacement d’un système existant.

Pensez également au CEE (certificat d’économie d’énergie) qui est souvent oublié face au crédit d’impôt (CITE). Il est possible de valoriser l’achat de votre poêle à granulés auprès d’un organisme obligé par l’État, que ce soit un fournisseur d’énergie, une grande surface alimentaire ou un magasin de bricolage. L’aide dépend de plusieurs facteurs comme la région d’habitation, le type de chauffage, etc. En général le montant de l’aide se situe entre 100 et 200 €. Pour les ménages modestes, voire très modestes, qui remplacent leur ancien chauffage à charbon par un poêle à granulés, cette prime est bonifiée à 500 € et même 800 € dans certains cas.

L’astuce radine : il est possible de se fournir quasiment gratuitement en bois sur des terrains publics autorisés, cela s’appelle l’affouage. C’est une pratique française ancestrale qui permet aux habitants d’une commune de prélever du bois de chauffage moyennant une taxe d’affouage. Celle-ci ne peut excéder le prix de vente du bois de chauffage. Certaines communes ne font pas payer cette taxe, prenez soin de vous renseigner auprès de votre mairie

Vous pouvez également acheter votre bois lors de ventes aux enchères. Avec un peu de chance et s’il n’y a pas trop de concurrence, de très bonnes affaires sont possibles. Le tout est de se renseigner régulièrement

Avec les températures négatives, personne ne serait contre l’idée d’une belle flambée dans la cheminée. Privilégié dans les maisons individuelles en campagne, le bois peut parfaitement s’intégrer dans les habitats urbains. N’oubliez pas, ce type de chauffage ne peut être installé que par un professionnel et pour vous faire une idée du prix, vous pouvez obtenir gratuitement les devis d’artisans près de chez vous sur des sites comme Vite un Devis ou Keltravo.

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