Comment réussir son isolation thermique ?

Florian Billaud - publié le 03/09/2019 à 11:00

Essentielle pour satisfaire le confort des occupants du logement et garantir un certain niveau de performance énergétique, l’isolation thermique est une opération qui ne s’improvise pas. Comment bien la mettre en œuvre ? Voici nos conseils !

Le b.a.-ba de l’isolation thermique

Le principal objectif de l’isolation thermique est d’éviter les déperditions de chaleur. Les besoins en chauffage sont alors réduits, ce qui permet de faire des économies d’énergie. En isolant votre maison ou votre appartement, vous faites aussi un geste pour la planète. Car l’énergie la plus verte est bel et bien celle que vous ne consommez pas ! Mais pour tirer pleinement parti d’une isolation thermique, encore faut-il respecter certaines mesures…

À noter : l’isolation thermique ne protège pas que du froid

Isolation thermique rime souvent avec lutte contre le froid et meilleure conservation de la chaleur à l’intérieur du logement. Mais qui dit isolation thermique, dit aussi protection contre les fortes températures extérieures. Et en ces temps de canicule, ne plus avoir à faire tourner son ventilateur ou son climatiseur à plein régime, ce n’est pas du luxe !

L’isolation thermique pas à pas

Pour être performante, l’isolation thermique d’une habitation doit être mise en place selon une procédure bien précise. Cette opération se fait en plusieurs étapes. Voici les principales.

1 - Analyser la performance thermique de son logement

L’examen énergétique de votre logement est une première étape essentielle qui doit intervenir avant l’isolation thermique en elle-même. Cet examen va permettre de mesurer l’étanchéité à l’air du bâtiment, mais aussi de repérer d’éventuels ponts thermiques et zones d’humidité. Un pont thermique correspond à une fuite de chaleur vers l’extérieur. Cette fuite résulte de l’absence ou de la rupture de la barrière isolante dans une zone de la construction. Mieux vaut confier l’examen énergétique à un spécialiste. Ce dernier détectera les moindres défauts de l’enveloppe du bâtiment à l’aide d’une caméra thermique.

2 - Installer un système de ventilation

L’isolation thermique doit être associée à un système de ventilation. Les objectifs sont multiples. Une VMC (ventilation mécanique contrôlée) permet notamment de renouveler l’air intérieur — et ainsi de limiter à la fois la claustration et l’humidité —, mais également d’optimiser le fonctionnement des appareils de combustion (chaudière à gaz, poêle à granulés, par exemple).

Il existe plusieurs types de VMC, avec de la moins chère à la plus onéreuse (pose comprise) :

  • La VMC simple flux (400 à 800 €) ;
  • La VMC hygroréglable (800 à 1 200 €) ;
  • La VMC double flux (jusqu’à 4 000 €).

3 - Choisir le bon matériau d’isolation thermique

La réussite et la pérennité de votre isolation thermique sont conditionnées par la qualité des matériaux utilisés. Or, tous ne se valent pas.

Les matériaux isolants sont divisés en 3 grandes catégories :

3-1 Les isolants d’origine minérale

Dans cette catégorie, on retrouve principalement les laines de roche et de verre. Les isolants d’origine minérale assurent une bonne résistance thermique ainsi qu’une bonne tenue au feu, ce qui les rend idéals en cas de chauffage au bois. En revanche, leur mode de fabrication génère une énergie grise importante et leur faible densité induit un mauvais confort d’été. À éviter pour l’isolation thermique des combles, donc.

3-2 Les isolants synthétiques

Les isolants synthétiques (polystyrène extrudé ou expansé, polyuréthane) offrent une bonne performance et ne craignent pas l’humidité. Ils sont ainsi adaptés pour l’isolation par l’extérieur. Mais comme pour les isolants d’origine minérale, le confort d’été est mauvais et l’empreinte carbone est élevée. De plus, en cas d’incendie, les vapeurs dégagées sont mortelles.

3-3 Les isolants d’origine végétale ou biosourcés

La laine de bois, de chanvre ou encore de paille, le textile recyclé et la ouate de cellulose font partie des isolants biosourcés. Leur bilan environnemental est excellent, leurs performances sont bonnes et leur haute densité rend leur application idéale dans les combles. Ils assurent, de plus, une évacuation naturelle de la vapeur d’eau. Par contre, ce sont les isolants les plus chers (excepté pour les matériaux issus du recyclage comme la ouate de cellulose et le textile recyclé).

Votre choix dépendra principalement de la pièce à isoler, de votre zone géographique (climat), du niveau de confort souhaité (se fier à la résistance thermique, exprimée en watt/mètre kelvin), de vos préoccupations en matière d’écologie et, bien entendu, de votre budget.

Le saviez-vous ? Les travaux d’isolation thermique sont éligibles au CITE

Un CITE (crédit d’impôt pour la transition énergétique) peut vous être accordé dans le cadre de l’isolation thermique de votre habitation. Mais attention, certains critères de performance sont exigés selon les zones isolées. Par exemple, pour l’isolation des murs en façade ou en pignon, la résistance thermique doit être supérieure ou égale à 3 m² K/W. Pour l’isolation des plafonds de combles, elle doit atteindre au minimum 6 m² K/W.

4 - Confier ses travaux d’isolation thermique à un professionnel

Seul un professionnel en la matière pourra vous orienter vers une isolation thermique adaptée à votre logement. Même si vos connaissances sont bonnes dans ce domaine et que vous êtes fin bricoleur, mieux vaut passer par un installateur qualifié. C’est d’ailleurs l’une des conditions pour pouvoir bénéficier des aides de l’État : l’artisan en question doit impérativement disposer d’une certification RGE (Reconnu garant de l’environnement), sans quoi vous ne pourrez pas y prétendre.

Isolation thermique : conseils et observations complémentaires

Idéalement, l’isolation thermique d’un logement débutera par le toit. Pourquoi ? Tout simplement parce que c’est à ce niveau que la déperdition thermique est la plus importante, étant donné que la chaleur monte. Ensuite, lors de l’installation du matériau isolant, assurez-vous que le cahier des charges est bien respecté.

Il est certain qu’isoler son habitation a un coût. Il faut en fait voir l’isolation thermique comme un investissement à long terme. Lorsqu’il est bien isolé, un logement réclame moins d’entretien et chauffe plus facilement. Les économies sont aussi indirectes : nul besoin d’investir dans un système de chauffage plus performant ! C’est d’ailleurs pour cela qu’il est conseillé d’isoler son logement avant de réfléchir au remplacement de sa chaudière ou encore de ses radiateurs.

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