Poisson : savons-nous ce que nous consommons ?

La rédaction - publié le 04/10/2019 à 14:30

Les valeurs nutritionnelles du poisson sont prouvées et sa consommation a doublé durant les deux dernières décennies, pour s'établir à 34 kg par habitant et par an. Il est tout à fait légitime que les Français s'interrogent sur la traçabilité du poisson qu'ils mangent. Voici quelques conseils pour consommer du poisson en toute sécurité.

Quelle traçabilité ?

Le mot "traçabilité" est désormais rentré dans les habitudes des consommateurs. Elle permet de connaître l’origine mais aussi, les éventuelles transformations qu’a subi le produit avant d’arriver dans le panier du consommateur. Dans le cas des poissons, la traçabilité prend également en compte leur mode d’alimentation.Ce système a l’avantage de permettre au consommateur d’être plus en confiance. Cependant, il peut y avoir des failles dans la traçabilité du poisson. Il revient alors au consommateur de connaître les critères de choix pour acheter un poisson de bonne qualité.

Quelle norme d'étiquetage ?

Le règlement (CE) N°2065/2001 de la Commission européenne est entré en vigueur depuis le 1er janvier 2002. Il porte en son sein les nouvelles normes relatives à l’étiquetage des produits de la pêche et ceux de l’aquaculture.Par conséquent, le produit «marin» doit afficher trois mentions obligatoires :

  • l’origine: la zone de pêche ou la situation géographique du lieu d’élevage;
  • le mode de production : élevage ou sauvage (pêche);
  • le nom de l’espèce : la dénomiLe règlement (CE) N°2065/2001 de la Commission européenne est entré en vigueur depuis le 1er janvier 2002. Il porte en son sein les nouvelles normes relatives à l’étiquetage des produits de la pêche et ceux de l’aquaculture.

Par conséquent, le produit «marin» doit afficher trois mentions obligatoires :

  • l’origine : la zone de pêche ou la situation géographique du lieu d’élevage;
  • le mode de production : élevage ou sauvage (pêche);
  • le nom de l’espèce : la dénomination commerciale du poisson est obligatoire.

Le poisson consommé en France provient généralement des zones Atlantique Nord-Ouest et Atlantique Nord-Est qui s’étend du détroit de Gibraltar jusqu’au Nord de l’océan Arctique.Pour effectuer son choix, le consommateur doit s’assurer de la présence des mentions obligatoires et s’appuyer sur d’autres critères :

  • La taille du poisson : connaître les tailles légales de pêche et refuser les poissons trop petits pour la pérennité des espèces.
  • S’il s’agit du poisson d’élevage, s’assurer que les conditions d’exploitations sont correctes et respectées.
  • Vérifier l’état de conservation du poisson, en l’occurrence, sa fraîcheur. Il doit paraître sain.

nation commerciale du poisson est obligatoire.Le poisson consommé en France provient généralement des zones Atlantique Nord-Ouest et Atlantique Nord-Est qui s’étend du détroit de Gibraltar jusqu’au Nord de l’océan Arctique.Pour effectuer son choix, le consommateur doit s’assurer de la présence des mentions obligatoires et s’appuyer sur d’autres critères :

  • La taille du poisson : connaître les tailles légales de pêche et refuser les poissons trop petits pour la pérennité des espèces.
  • S’il s’agit du poisson d’élevage, s’assurer que les conditions d’exploitations sont correctes et respectées.
  • Vérifier l’état de conservation du poisson, en l’occurrence, sa fraîcheur. Il doit paraître sain.

Sauvage ou bio ?

Le poisson issu d’un milieu sauvage, c’est-à-dire, de la pêche est souvent délaissé au profit de celui provenant de l’élevage.Cependant, le poisson «bio» doit provenir d’une production «biologique» synonyme d’un élevage plus naturel prenant en compte la traçabilité, l’alimentation et l’environnement de production.

Quel label ?

Les labels, il en existe de toutes les couleurs et de toutes les dénominations. Le consommateur s’y perd facilement.Retenez que Pavillon France est officiellement celui qui vous garantit le goût et la qualité à travers les différentes phases de production et de transformation du poisson.Cette marque permet d’identifier les poissons élevés en France et les poissons capturés par des bateaux de pêche français.Pavillon France est la marque de poisson «Made in France».

Quels circuits courts pour éviter les marges ?

Du pêcheur au consommateur du poisson, il existe une multitude d’intermédiaires. De façon classique, le circuit long comporte pêcheur- criée- mareyeur- grossiste ou centrale d’achat- point de vente ou restaurant ou poissonnier- le consommateur. Il est évident que, via ce circuit, le poisson revient cher au consommateur.Cependant, celui-ci a la possibilité de choisir un circuit de distribution alternatif ou court. Il choira alors entre : le circuit pêcheur-poissonnier, restaurateur-consommateur, ou pêcheur-consommateur.En choisissant la dernière option, le consommateur se trouve en face du producteur-vendeur. Celui-ci assume la responsabilité et la qualité de ses produits.Toutefois, le producteur-vendeur doit effectuer cette transaction dans le cadre d’une activité obligatoirement déclarée. Il doit ainsi, disposer d’un agrément sanitaire.

Quelles sont les normes de fraîcheur ?

En plus de vérifier la présence de l’étiquette respectant la réglementation européenne en vigueur, il faut également prêter attention à certains aspects caractérisant le poisson frais.

  • L’odeur du poisson : il doit dégager une odeur marine (sentir la mer et des algues). Une odeur dégoûtante d’ammoniac est synonyme d’un poisson impropre à la consommation.
  • La peau : le poisson frais à une peau brillante arborant une couleur vive sans aucune décoloration. Il doit être couvert de mucus aqueux et transparents. Le poisson frais tenu par la tête garde la position horizontale.
  • L’œil : l’œil d’un poisson qui respire la fraîcheur est naturellement clair, vif et surtout brillant.
  • Les branchies : leurs couleurs sont rouge clair ou rose et sans tâche. Les branchies ne doivent pas être visqueuses si le poisson est frais.

Bon à savoir : Faites attention aux poissons fraîchement décongelés. Ils ne sont pas toujours garants d’un poisson frais.

Les poissons de saison

Pour être certain de consommer du poisson frais, vous pouvez opter pour une consommation saisonnière. Vous aurez ainsi le meilleur goût et en plus votre portefeuille en sortira heureux.En hiver, privilégiez le bar, le cabillaud, l’églefin, le tacaud, la limande, etc.Pour l’été, prenez de la sardine, du lieu noir, rouget barbet, de la plie ou encore de la sandre, et pourquoi pas les cuisiner au barbecue.La sole ou la lotte s’apprécient au printemps et il est préférable d’acheter la daurade, le merlan, le thon, l’anchois mais aussi le hareng à l’automne.L’Agence de sécurité alimentaire (Anses) recommande néanmoins de ne pas manger du poisson plus de deux fois par semaine à cause du risque de contamination au mercure ou aux PCB qui sont des produits chimiques organiques chlorés, contenus dans le poisson.Pire, pour les poissons de rivière, l’Agence de sécurité alimentaire recommande une consommation une fois tous les deux mois pour les femmes enceintes.Pour la consommation de coquillages, attention à la pêche en dehors d’une zone d’élevage contrôlée, des bactéries pourraient nuire à la santé.

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