L'allergie au lait, une allergie fréquente chez le jeune enfant !

La rédaction - publié le 04/10/2019 à 14:30

L'allergie aux protéines du lait de vache (APLV) est une des allergies alimentaires les plus fréquentes chez le nourrisson et le jeune enfant, entre 3 et 4 % d'entre eux sont concernés. Objet fréquent d'une confusion avec l'intolérance au lactose, l'APLV peut engendrer des conséquences graves et nécessite le suivi d'un régime évitant le lait et tous ses dérivés (beurre, crème, fromage...).

Les symptômes de l'APLV

L’APLV correspond à un mécanisme immunologique qui intervient en réponse à l’ingestion d’aliments contenant du lait. Il existe deux formes d’APLV, entrainant chacune des symptômes plus ou moins immédiats et de gravités variées.

  • La première forme de l’APLV (IGE-médiée) peut engendrer des symptômes immédiats, c’est-à-dire survenant de quelques minutes à 2h environ après l’ingestion de lait. Dans ce cas, les symptômes sont aigus (rhino-conjonctivites, toux, urticaires, douleurs abdominales, vomissements, œdèmes) et peuvent aboutir en dernière extrémité au choc anaphylactique, qui peut engager le pronostic vital et nécessite une injection immédiate d’adrénaline à l’aide du stylo-injecteur dont les personnes atteintes d’allergies ne doivent jamais se séparer.
  • La seconde forme d’APLV (non IGE-médiée) induit des réactions retardées. Dans ce cas, la majorité des symptômes sont chroniques et gastro-intestinaux. Ces symptômes gastro-intestinaux sont divers : diarrhée chronique associant malabsorption, ballonnement, cassure de la courbe de poids, reflux gastro-œsophagien (RGO), pleurs et douleurs abdominales. L’APLV peut être évoquée lorsque ces symptômes sont sévères, anormalement durables et résistants aux traitements. Du fait du décalage entre l’absorption du lait et la réaction associée, cette forme d’APLV est souvent plus difficile à diagnostiquer.

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Un régime contraignant mais une évolution le plus souvent favorable

Dans tous les cas, le traitement de l’Allergie aux Protéines du Lait de Vache repose sur un régime d’éviction du lait, des laitages, des fromages et tous les produits dérivés du lait. Un régime qui peut s’avérer très contraignant, le lait ou ses dérivés étant présents dans un très grand nombre de préparations, notamment pour enfants. Le site AllergoBox permet désormais aux parents de petits APLV de trouver des recettes adaptées et des produits ne contenant pas de lait.L’évolution de l’APLV se fait vers la guérison spontanée, pendant l’enfance, dans la majorité des cas. Les APLV non IgE-médiée (réaction retardée) guérissent souvent plus rapidement que les APLV IgE-médiée (réaction immédiate). Un bilan allergique doit être régulièrement envisagé au cours de l’évolution afin de décider au mieux d’une réintroduction du lait, celle-ci devant impérativement être faite sous surveillance hospitalière dans le cas d’une APLV IgE-médiée, pour des raisons de sécurité.

Quelques idées reçues

Pour les enfants atteints d’allergie aux protéines de lait de vache, les laits de chèvre ou de brebis ne sont pas une alternative dans la majorité des cas. En effet, les structures des protéines de ces différents laits sont très proches, ainsi les personnes APLV présentent très souvent une allergie croisée au lait de chèvre et lait de brebis, rendant leur consommation tout aussi impossible. Les laits végétaux sont également à proscrire chez les nourrissons en raison de leurs apports insuffisants pouvant être à l’origine de carences importantes.Enfin, il faut préciser que l’intolérance au lactose, très répandue chez l’enfant comme chez l’adulte, n’a rien à voir avec l’APLV. Il s’agit d’une pathologie rendant impossible ou très difficile la digestion du lactose, le principale glucide du lait.

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