Les dangers de l'alcool à court terme

Florian Billaud - publié le 04/10/2019 à 14:30

Si l'alcool provoque des ravages à long et moyen terme, le danger est loin d'être écarté au moment même où on le consomme. Il peut même, à lui seul, entraîner la mort dans certains cas. Explications.

Que se passe-t-il quand on consomme de l'alcool ?

En agissant directement sur le cerveau, et sur certaines zones en particulier comme le cortex frontal, l’hippocampe et le cervelet, l’alcool modifie la conscience et les perceptions. Notre comportement et notre ressenti sont donc différents de l’ordinaire. Les effets de l’alcool dépendent principalement de la dose absorbée.

L'alcool consommé à faibles doses

L’alcool provoque des réactions même lorsqu’il est ingéré en petite quantité. Ainsi, dès le premier verre, le consommateur va se sentir détendu, voire euphorique. Au-delà, il va progressivement perdre toute inhibition. Les plus timides vont alors lâcher-prise et délier leur langue plus facilement. Mais au fil des verres, les réflexes et la notion d’équilibre vont également diminuer de plus en plus.Bon à savoir : comment jauger son taux d’alcoolémie ?Globalement, pour un seul verre, l’alcoolémie augmente de 0,20 à 0,25 g par litre de sang.

L'alcool consommé à fortes doses

À partir de 5 verres, soit donc environ 1 g d’alcool par litre de sang, la personne est considérée comme étant en état d’ivresse. Son élocution se trouble, ses réflexes s’altèrent encore, et l’équilibre corporel n’est plus assuré, avec les risques de chute que cela implique. Des nausées, pouvant aller jusqu’aux vomissements, se font fréquemment ressentir. Le buveur peut aussi avoir des bouffées de chaleur ou à l’inverse des sueurs froides, mais également être sujet à la somnolence.Plus les verres s’accumulent, plus le risque est grand d’avoir des pertes de mémoire, voire un trou noir (ou black out). En pareil cas, au lendemain de sa soirée, la personne n’aura que des bribes de souvenirs, ou même plus de souvenirs du tout, parce que son cerveau n’était plus en mesure d’enregistrer ni de mémoriser quoi que ce soit. Lorsque le système nerveux est littéralement anesthésié, la personne alcoolisée peut être dans un état de panique et de confusion extrême, ou encore avoir des pertes de conscience.

L'alcool consommé à très fortes doses

Lorsque le taux d’alcoolémie atteint 3 à 4 grammes par litre de sang, c’est l’intoxication alcoolique aiguë, que l’on nomme couramment coma éthylique. À ce stade, on observe des symptômes comme une perte de contrôle des mouvements, une impossibilité à marcher, des mictions involontaires, un état léthargique, des vomissements violents, des difficultés à s’exprimer ou encore une respiration difficile. S’en suit un endormissement soudain.Il s’agit d’une urgence vitale ! La personne risque l’arrêt respiratoire, voire l’arrêt cardiaque. Il est donc capital d’appeler les secours, après l’avoir mise en PLS (position latérale de sécurité) et recouverte pour éviter qu’elle ne tombe en hypothermie.Bon à savoir : des conséquences potentiellement dramatiquesOutre bien entendu le décès, le coma éthylique peut entraîner des conséquences irréversibles en cas de survie, car les neurones endommagés le sont de façon définitive. Parmi celles-ci, la paralysie ou les pertes de mémoire.Le « dernier verre » sera peut-être celui de trop. Pensez-y ! Rappelons enfin que nous ne sommes pas tous égaux face à l’alcool. En effet, outre la quantité ingérée, le taux d’alcoolémie varie en fonction de la vitesse de consommation, du poids, de la corpulence, de l’accoutumance, mais aussi selon que l’on a mangé ou non.

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