Cancer du sein : du dépistage à la prise en charge

Cécile Ducommun - publié le 19/12/2019 à 14:55

Le cancer du sein est celui qui touche le plus les Françaises. D’après la Fondation Recherche Médicale (FRM), près de 60 000 nouveaux cas de cancer du sein ont été diagnostiqués en France, en 2017. Bien que cette maladie ait été à l’origine de 12 000 décès cette même année, le taux de mortalité associé au cancer du sein a tout de même diminué ces quinze dernières années. La prévention par le dépistage reste la meilleure solution de guérir cette tumeur maligne.
 

Le cancer du sein : un dépistage systématique

D'après les spécialistes, si le cancer du sein est découvert suffisamment tôt, il peut être guéri dans 90 % des cas. Dépister le cancer du sein est par conséquent primordial pour sauver des vies et augmenter les chances de rémission. Depuis 2004, le gouvernement français a instauré une campagne de dépistage baptisée « Octobre Rose ». Elle s'adresse spécifiquement aux femmes âgées de 50 à 74 ans qui représentent la population à risque. Si vous faites partie de cette tranche d'âge, vous êtes invitée à réaliser tous les deux ans une mammographie ainsi qu'un examen clinique afin de détecter le cancer du sein.
 
Entièrement pris en charge par la Sécurité Sociale, ces tests sont effectués chez un radiologue agréé. Et même si votre mammographie est normale, elle sera toujours envoyée en seconde lecture chez un deuxième radiologue agréé. Dans le cas où vous devez passer des examens complémentaires, votre caisse d'Assurance maladie vous verse un remboursement.
 
Sur une population de 1 000 femmes qui réalisent une mammographie pour dépister ce cancer féminin, 90 seulement sont invitées à effectuer des examens supplémentaires. L'anomalie est généralement bénigne pour 83 d'entre elles. Les 7 femmes à qui les médecins ont diagnostiqué un cancer du sein seront aiguillées vers une équipe pluridisciplinaire experte en cancérologie afin de faire l'objet d'une prise en charge personnalisée.

L'autopalpation, toujours préconisée

Le cancer du sein est le plus diagnostiqué chez les femmes de plus de 50 ans. D'après La Ligue contre le Cancer, 75 % des cas de cancer féminin déclarent après 50 ans. Mais même avant cet âge, les gynécologues recommandent aux femmes d'effectuer une autopalpation de leurs seins de façon systématique. Cet examen personnel se pratique idéalement après les règles. Le toucher des seins vous permet de déceler une éventuelle grosseur, même si ça ne veut pas forcément dire que vous avez un cancer.
 
En cas d'anomalie constatée lors de l'autopalpation des seins, inutile de paniquer. Prenez rendez-vous avec votre gynécologue qui procédera à des examens approfondis ou à une mammographie. Un grand nombre de nodules du sein sont bénins, car ils apparaissent et disparaissent tout au long de votre cycle menstruel. Cependant, même si le cancer du sein est diagnostiqué, les chances de guérison sont élevées. Les traitements sont aujourd'hui moins mutilants et moins agressifs que par le passé. Et plus de 9 malades sur 10 sont guéris du cancer du sein.

La prise en charge de la Sécurité Sociale

Le cancer est considéré comme une affection de longue durée (ALD), ce qui permet au patient de bénéficier d’une prise en charge financière à 100 %. Toutes les dépenses liées aux soins et au traitement du cancer sont intégralement remboursées par l’Assurance maladie. Ce remboursement se fait toujours sur la base des tarifs de la Sécurité sociale.

Pour obtenir la prise en charge de ses frais médicaux, le malade doit obtenir un certificat de son médecin traitant. Ce dernier va remplir un formulaire dénommé Protocole de soins. Il adresse ensuite ce document à un médecin conseil de la caisse d’Assurance maladie qui donne son accord. Le médecin traitant fait signer le formulaire au patient et lui remet le volet qui le concerne. Le bénéficiaire actualise sa carte vitale dans les bornes prévues à cet effet.

La participation financière du malade

Malgré la prise en charge à 100 % de la Sécurité Sociale, le malade doit contribuer financièrement à son traitement s'il a plus de 18 ans. Sa participation est déduite des remboursements en ce qui concerne les médicaments, les consultations ou encore les déplacements liés au cancer.

  • La participation forfaitaire de 1 € concerne tout examen radiologique, toute consultation ou analyse médicale. La déduction sur vos remboursements se fait automatiquement par la caisse d'Assurance maladie.
  • La franchise médicale, dont le montant varie en fonction des prestations, est plafonnée à 50 € par an et par assuré. 0,50 € sont prélevés sur chaque boîte de médicaments prescrite et remboursée. La même somme est retenue sur les actes paramédicaux réalisés par un orthophoniste, un infirmier, un pédicure ou encore un masseur-kinésithérapeute au sein d'un centre de santé. Cette franchise est plafonnée à 2 € par jour si vous faites appel à un même professionnel de santé. Si vous avez besoin d'un transport sanitaire, une ambulance ou un taxi conventionné, la franchise médicale est fixée à 2 € par trajet. Elle ne peut excéder 4 € par jour, soit le prix d'un aller et retour. Lors d'un transport d'urgence, la franchise ne s'applique pas.
  • Le reste à charge désigne les frais qui ne sont pas pris en charge par l'Assurance maladie. Il s'agit notamment des frais de chambre particulière, du forfait hospitalier journalier, des médicaments non remboursés ou des dépassements d'honoraires demandés par les médecins non conventionnés. Le patient doit également payer la différence entre le tarif remboursé par l'Assurance maladie et le prix de vente des fournisseurs médicaux pour des produits comme des prothèses ou des perruques. Vous pouvez toujours adhérer à une mutuelle pour couvrir le reste à charge.
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