Allergies printanières : que faire ?

Marie Caillet - publié le 17/04/2020 à 18:15

C'est l'allergie la plus répandue en France : dès le retour des beaux jours, plus de 20 % de la population est victime du rhume des foins, ou allergie pollinique, qui provoque une inflammation des parois nasales. Voici comment s'en protéger sans attendre les premiers symptômes.

Les allergies printanières : pourquoi ?

Éternuements, irritations, congestion nasale, yeux qui piquent... la liste est longue. Pour beaucoup de Français, l'allergie au pollen a presque de quoi faire regretter l'arrivée du printemps. Ce fléau est en effet lié au retour de la belle saison : les arbres disséminent leur pollen dans l'air pour provoquer la fertilisation par les abeilles et autres insectes. Extrêmement volatiles, les pollens s'immiscent et se collent partout – vêtements, cheveux, peau, mais aussi cloisons nasales et muqueuses.

Les gestes de protection

S'il est impossible d'éviter tout contact avec le pollen à moins d'être confiné chez soi, plusieurs réflexes peuvent vous aider à limiter l'allergie :

  • Réduire les sorties et les activités sportives en cas de forte chaleur ou de pic de pollution : les pollens se disséminent beaucoup plus facilement, et en particules plus fines. Idem en cas de coup de vent.
  • Protéger muqueuses et voies respiratoires (lunettes de soleil ou masque en papier pour les allergies les plus violentes) si vous devez sortir.
  • Se laver les cheveux et se doucher très régulièrement pour éviter de propager du pollen sur votre oreiller et vos draps.
  • Rouler vitre fermées, et pour plus de sécurité, installer un filtre à pollen dans votre habitacle.
  • Aérer régulièrement les pièces à vivre : pour limiter les risques d'entrée de pollens, ouvrez les fenêtres quand la température est la plus fraîche (le soir et à l'aube).

Vous n'en pouvez plus de vivre à l'affût de la prochaine attaque de pollens ? Cette appli gratuite vous facilitera la vie : Alerte Pollen. Très pratique, elle vous tient au courant des niveaux de pollen dans votre environnement et vous signale quand il est préférable de rester à l'abri.

Recourir à une aide médicale

Le nombre de personnes allergiques au pollen a quasiment quadruplé en 20 ans. L'intensité des réactions dépend du seuil de tolérance de chacun, mais certains sujets (les asthmatiques, notamment) y sont sensibles au point d'éprouver un véritable inconfort au quotidien. Une intervention médicale peut parfois s'avérer salutaire.

Un test cutané est tout d'abord de mise, afin d'estimer le degré de réactivité du patient aux pollens. Plusieurs traitements sont ensuite proposés en fonction des cas :

  • Un traitement local : collyre et gouttes nasales pour soigner par exemple une conjonctivite.
  • Des anti-inflammatoires pour apaiser toux et démangeaisons provoquées par le pollen.
  • Une désensibilisation : ce traitement est plus lourd et plus long, et réservé aux patients qui souhaitent se débarrasser durablement de leur allergie. Il faut compter 3 à 5 ans pour l'ensemble de la désensibilisation, qui consiste à mettre l'organisme en contact avec du pollen micro-dosé pour entraîner une tolérance sur le long terme.

Il n'y a malheureusement pas de remède miracle pour se débarrasser des allergies printanières en un claquement de doigts. En revanche, une bonne prévention et des réflexes sanitaires quotidiens vous permettront de vivre plus sereinement la saison des pollens.

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