La résilience désigne la faculté à « rebondir » après un choc, c'est-à-dire à surmonter un évènement traumatique.

La résilience : l’art de naviguer entre les torrents

En physique, la résilience est la faculté pour un corps de reprendre sa structure initiale après avoir reçu un choc. Transposé dans la psychologie, ce terme désigne l’aptitude d’une personne à surmonter les évènements traumatiques qu’elle a pu subir au cours de sa vie. En d’autres termes, la résilience est le fait pour une personne de se délivrer d’un passé pesant, en changeant de perspective.

La résilience : l’art de naviguer entre les torrents

En physique, la résilience est la faculté pour un corps de reprendre sa structure initiale après avoir reçu un choc. Transposé dans la psychologie, ce terme désigne l’aptitude d’une personne à surmonter les évènements traumatiques qu’elle a pu subir au cours de sa vie. En d’autres termes, la résilience est le fait pour une personne de se délivrer d’un passé pesant, en changeant de perspective.Le concept de résilience a été évoqué pour la première fois dans les années 40 par des psychologues scolaires américains. Il faut attendre les années 80 et le pédiatre et psychanalyste John Bowlby pour que le concept soit reconnu en France. Récemment, c’est le neuropsychiatre et psychanalyste Boris Cyrulnik et ses ouvrages à succès comme « Un merveilleux malheur » qui a révélé le concept au grand public. En partant de sa propre expérience et des observations qu’il a faites de divers groupes d’individus, il a démontré aux gens que la résilience est un vecteur d’espoir.

Une prédisposition à la résilience

A priori, tout le monde est capable d’être résilient. Néanmoins, le cerveau de certaines personnes sécrète davantage de dopamine et de sérotonine. Grâce au rôle euphorisant de ces hormones, ces individus supportent mieux les traumatismes. En revanche, environ 2% d’individus naissent avec un potentiel de force psychique diminué, ce qui les rend plus fragiles face aux épreuves difficiles. Mais résumer la faculté de résilience à des déterminants génétiques serait faux. Au-delà de la prédisposition génétique, d’autres facteurs entrent en compte dans le développement de la résilience chez un individu. Ainsi, l’environnement affectif dans lequel un enfant a grandi peut influencer sa capacité de résilience. Les personnes qui ont grandi dans un environnement sécurisant ont de meilleures chances de sortir indemnes d’un malheur. Le caractère de chacun est aussi déterminant dans sa faculté à rebondir après un grand traumatisme. Les personnes souples et confiantes s’en sortent mieux que les anxieux, par exemple.

Le processus de la résilience

L’attitude résiliente est dynamique et passe par de nombreuses phases. Au départ, la personne résiliente se révolte et refuse d’être condamnée à l’évènement traumatique. Elle se lance ensuite le défi de sortir beaucoup plus forte du traumatisme qu’elle a subi. Pour ce faire, elle se fixe un objectif à atteindre. Le processus de résilience passe aussi par une étape de déni. Durant cette phase, la personne qui a subi un grand malheur refuse d’admettre la part de fragilité qu’elle ressent à l’intérieur. Pour ne pas susciter la pitié de son entourage, elle donne le change en se créant une image d’une personne forte que rien ne touche ni n’atteint. La dernière phase de la résilience est l’humour. Les personnes résilientes développent souvent une forme d’autodérision face à leur traumatisme. C’est pour elles une manière de ne pas se complaire dans la tristesse et éviter ainsi d’être cataloguée comme une victime de la vie aux yeux de la société. Certaines personnes passent plutôt par une phase de création. Le dessin, la peinture, l’écriture sont constituent pour ces dernières une manière d’exorciser leur malheur.

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