Éco-prêt et crédit d'impôt : les aides pour financer les travaux

Mustapha Azzouz - publié le 13/02/2020 à 15:00

Préoccupé par l’impact environnemental, mais aussi par le contenu de votre portefeuille, vous songez à améliorer votre habitat pour diminuer votre consommation d’énergie ? Mais voilà, s’équiper a un prix ! Pour vous aider à sauter le pas, il existe quelques aides. Entre éco-prêt à taux zéro et crédit d’impôt, vous êtes gagnant !

L'éco-prêt à taux zéro

Mesure phare du Grenelle de l'Environnement, l'éco-prêt à taux zéro permet de financer vos économies d'énergie. Si vous souhaitez réduire vos factures d'énergie mais que vous n'avez pas la somme nécessaire pour payer les équipements et la main d'œuvre, vous pouvez souscrire un prêt sans intérêt. Celui-ci peut se contracter à hauteur de 30 000 euros maximum pour 3 types de travaux ou plus, et est remboursable sur une durée de 10 ans, ou 12 ans dans des cas exceptionnels. La durée minimale ne peut pas être inférieure à 3 années.

Le prêt peut être souscrit auprès d'un organisme bancaire partenaire et une fois validé, les travaux doivent être réalisés dans un délai de 2 ans. Mais avant de démarcher une banque, mieux vaut savoir quels travaux effectuer. Seuls les travaux de rénovation thermique sont éligibles : isolation, chauffage et eau chaude sanitaire, plus performant ou fonctionnant à partir d'énergies renouvelables (soleil notamment). Pour en bénéficier, il faut choisir un « bouquet de travaux » parmi une liste disponible sur le site de l'Ademe. Le logement dont les équipements seront rénovés doit avoir été construit avant 1990 et être votre résidence principale.

Le crédit d'impôt

Faire des améliorations pour réduire sa facture a certes un coût mais pour vous encourager dans cette voie, vous pouvez bénéficier d'un Crédit d'Impôt Transition Énergétique. Cela vous permet de déduire une partie des dépenses engagées de vos impôts sur le revenu. Pour pouvoir bénéficier du CITE, il faut faire des travaux dans sa résidence principale. La construction de ce logement doit avoir été terminée plus de 2 ans avant le début des travaux de transition énergétique.

Jusqu’en 2019, les montants étaient plafonnés à 8 000 euros pour une personne seule, 16 000 euros pour un couple soumis à une imposition commune. La majoration était de 400 euros par personne à charge. « 50 % du montant en crédit d'impôt », voilà un argument commercial utilisé par bon nombre d'entrepreneurs ou d'artisans. En effet, en fonction des travaux effectués, le taux ou pourcentage de la dépense engagée était déduit de vos impôts. Si ce crédit était supérieur à l'impôt facturé, celui-ci était remboursable.

Par exemple, des travaux qui donnaient droit à un crédit d'impôt de 2 000 euros pour un avis d'imposition à 1 000 euros, vous permettaient de vous acquitter de la somme et le Trésor public vous versait également la différence, soit 1 000 euros.

Tous les travaux ne bénéficiaient pas du même taux de crédit d'impôt. Là où les équipements de production d'énergie utilisant l'énergie solaire éolienne ou hydraulique donnaient droit à de 15 à 25 % en crédit d'impôt, pour les matériaux d'isolation des parois vitrées il n’était que de 15 %. Une fois les travaux effectués, il suffisait de reporter le montant sur sa déclaration d'impôt (une ligne est prévue à cet effet) de l'année suivante et de joindre la facture ou une attestation de l'entrepreneur. Les choses ont cependant changé et les crédits accordés vont se faire moins généreux !

Crédit d’Impôt Transition Énergétique : attention les règles changent en 2020

2020 sera une année de transition pour le CITE. En effet, ce crédit d’impôt va progressivement laisser la place à MaPrimeRenov. Cette aide est destinée à aider les ménages les plus modestes à améliorer la performance énergétique de leur logement. Cette prime sera versée par l’Anah (Agence nationale de l’habitat). Les premières primes seront versées à partir du mois d’avril. Pour les ménages dépassant les seuils de conditions de ressources fixés par l’Anah, il sera encore possible de bénéficier d’un crédit d’impôt jusqu’au 31 décembre 2020.

Pour 2020 encore, les foyers aux revenus « intermédiaires » peuvent encore solliciter ce crédit d’impôt. Les plafonds de revenus minimums sont fixés en fonction du nombre de personnes dans le ménage mais aussi de la région. Les ménages dont les revenus sont inférieurs à ces plafonds peuvent directement demander MaPrimeRenov. À partir du 1er janvier 2021, le CITE sera définitivement remplacé par MaPrimeRenov. Cette dernière sera étendue à toute la population à l’exception des 20 % des foyers fiscaux les plus riches.

Pour que les travaux soient éligibles au CITE (MaPrimeRenov), ils doivent avoir été réalisés par une entreprise ou un artisan « Reconnu Garant de l’Environnement » (RGE). En 2020, ce crédit d’impôt est plafonné à 2 400 euros par personne seule et 4 800 euros pour un couple déclarant ses revenus ensemble. Chaque personne à charge permet de majorer le plafond de 120 euros (60 euros pour un enfant en résidence alternée). Le CITE sera désormais déterminé selon un forfait par type de travaux. Il ne pourra toutefois jamais dépasser les 75 % du total des dépenses. Il reste cependant cumulable avec l’éco-prêt taux zéro.

Paradoxalement, il faut bien souvent mettre la main à la poche avant d'espérer faire des économies. Mais cet investissement se calcule clairement sur le long terme : il fera augmenter la valeur de votre bien, si un jour vous souhaitez revendre, et, vous permettra de réduire votre consommation d'énergie et de consommer de manière plus responsable : un geste pour la planète et pour votre portefeuille.

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