Un interdit bancaire peut-il vous priver d’un compte en ligne ?

La rédaction - publié le 08/03/2020 à 23:30

Les banques en ligne offrent aujourd’hui des solutions variées. Une personne en situation d’interdit bancaire, par exemple, pourra ainsi y ouvrir un compte pour répondre à tous ses besoins et bénéficier de leurs nombreux avantages. Quelques explications.

Interdiction bancaire, surendettement : qu’est-ce que ça signifie ?

L’interdiction bancaire intervient après l’émission d’un ou plusieurs chèques sans provision. La banque hébergeant le compte concerné demande à la Banque de France l’inscription du débiteur au fichier central des chèques. Celle-ci entraîne l’interdiction d’émettre des chèques durant une période maximale de 5 ans et s’applique à tous les comptes du débiteur – y compris ceux détenus dans d’autres établissements. Cette interdiction n’entraîne pas systématiquement une inscription au volet carte de paiement du FCC ou au fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP). Ce dernier recense les personnes en situation de surendettement, c’est-à-dire qui ne parviennent plus à faire face aux échéances de remboursement de leurs crédits. Le débiteur dans une de ces situations peut bien évidemment sortir de cette dernière en régularisant ses dettes.

Pas interdit de compte !

Être « interdit bancaire » ne signifie pas être interdit de compte bancaire. La banque qui abritait le compte du débiteur a certes le droit de clôturer son compte, mais ce dernier est autorisé à chercher un autre établissement. La loi octroie même un droit au compte. L’interdit bancaire qui ne parvient pas à ouvrir un nouveau compte peut s’adresser à la Banque de France par courrier. Elle désignera d’office une banque chargée de cette ouverture de compte. Dans ce cas, l’interdit bancaire ne choisit pas sa banque. Avant d’en arriver là, ce dernier a donc tout intérêt à se tourner vers les banques en ligne qui disposent de solutions adaptées à sa situation.

Banque en ligne et interdit bancaire

Les banques en ligne n’ont pas de position arrêtée concernant l’accueil en leur sein d’un interdit bancaire ou d’une personne surendettée. L’acceptation de ce type de client se fait au cas par cas mais elle est courante. Le dossier est étudié dans son ensemble, le passif comme l’actif étant pris en compte. Cette ouverture de compte, lorsqu’elle est acceptée, donne la plupart du temps lieu à l’octroi d’une carte de paiement à autorisation systématique et à une absence de découvert autorisé. Dans certains établissements, comme tous les autres clients, l’interdit bancaire doit justifier d’un revenu minimum pour pouvoir ouvrir un compte : 1 000 euros chez Hello bank, 1 200 euros chez Fortuneo et 1 600 euros chez BforBank. Les interdits bancaires ne pouvant justifier ces minima peuvent alors se tourner vers…

Autres exemples de banques en lignes qui acceptent des interdits bancaires

Boursorama : avec son compte Welcome sans aucune condition de revenus, sans frais et avec carte Visa gratuite, Boursorama offre une solution solide aux interdits bancaires.

C-zam : créée en 2017, la banque en ligne de Carrefour – C-zam – offre une solution très intéressante pour un interdit bancaire. Celui-ci ne paye que 5 euros à l’ouverture de son compte puis 1 euro tous les mois.

Nickel : ouvrable chez un buraliste, le Compte-Nickel est ouvert aux interdits bancaires. Il offre une carte Mastercard à autorisation systématique sans possibilité de découvert pour gérer facilement son budget sans aucun risque de dépassement.

Humaines et ouvertes à tous, les banques en ligne offrent des solutions simples et solides aux interdits bancaires. Elles leur évitent d’avoir à courir de guichet en guichet pour enfin disposer d’un nouveau compte bancaire et repartir sur de bonnes bases. La solution se trouve depuis chez eux, en quelques clics !

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