Budget de la Sécu : les changements prévus en 2021

Nicolas Boutin - publié le 01/12/2020 à 17:00

Le Parlement a adopté définitivement le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PFLSS), lundi 30 novembre. Une réforme qui prévoit de nombreux changements pour l’année à venir.

Sécurité sociale
Le déficit de la Sécu en 2021 pourrait s’élever à 35,8 milliards d’euros.

Pas de retour à l'équilibre du budget de la Sécu

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2021 a été définitivement adopté par l’Assemblée nationale, lundi 30 novembre. Il prévoit de nombreuses mesures de soutien à l’hôpital, la création d’une cinquième branche de la Sécurité sociale pour l’autonomie, l’allongement du congé paternité ou encore la création du forfait patient urgences.

Cependant, il ne prévoit pas de retour à l’équilibre des finances sociales. Le déficit pour 2020 devrait être à hauteur de 49 milliards d’euros, soit 3 milliards d’euros de plus que celui présenté au mois d’octobre et 40 milliards de plus que le déficit prévu avant la crise du Covid. En 2021, le déficit pourrait s’élever à 35,8 milliards d’euros.

L’instauration d’un forfait patient urgences

Une cinquième branche de la Sécurité sociale dédiée à l’autonomie, créée en juillet dernier, sera confiée à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) qui devra veiller et piloter son équilibre financier. Le congé paternité va être allongé. À compter du 1er juillet 2021, ce congé durera 28 jours, au lieu de 14 jours actuellement. Sur ce nouveau délai, les jeunes pères auront obligation de poser sept jours dès la naissance de l’enfant, puis 21 jours soit après cette période ou plus tard. La durée totale pourra même atteindre 35 jours en cas de naissances multiples (jumeaux, triplés…).

Mesure phare de la loi, le forfait patient urgences qui doit remplacer dès le 1er septembre 2021 l’actuel ticket modérateur. Il doit instaurer un montant forfaitaire en cas de passage aux urgences non suivi d’une hospitalisation, à hauteur de 18 euros pour tout le monde, ou presque, selon certains cas particuliers. Les complémentaires santé devraient se voir taxer, à hauteur de 2,6% sur les primes reçues. Une taxation qui pourrait rapporter près d’un milliard d’euros. La nouvelle loi doit permettre également la création de 12 nouvelles maisons de naissance, la généralisation du tiers-payant pour l’IVG, la revalorisation des aides à domicile, ou encore la prolongation des exonérations de cotisations dans les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration, du sport, de la culture, du transport aérien ou de l’événementiel.

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