La bigorexie désigne l'addiction au sport. L'individu qui souffre de bigorexie ne peut s'empêcher de faire du sport, et ce, même si son organisme lui envoie des signaux d'alarme.

Quand le sport devient une drogue

Quand une personne fait du sport, le corps libère de l’endorphine, une hormone à l’origine de la sensation de bien-être. Une personne qui souffre de bigorexie a du mal à se passer de cette sensation de bien-être et de détente provoquée par l’endorphine, ce qui le pousse à effectuer une ou plusieurs activités physiques régulièrement et intensément sans prendre conscience des conséquences négatives que cela peut engendrer tant sur le plan physique que sur le plan psychologique et social. Quand il ne peut pas faire de sport, le bigorexique agit tel un drogué en manque, en devenant irritable et dépressif. Selon Aviel Goodman, la bigorexie est une addiction aussi grave que la dépendance au jeu d’argent, au jeu vidéo, au sexe, etc., et nécessite une prise en charge d’un spécialiste en addictions.

De multiples causes

Il n’y a pas de profil type de bigorexique. Tout le monde, du sportif amateur au professionnel de haut niveau peut souffrir de bigorexie. Plusieurs raisons peuvent pousser une personne à devenir bigorexique. Chez certains sportifs, la découverte de leur capacité et endurance physique peut les pousser à toujours en faire davantage pour repousser continuellement leur limite. Pour d’autres, la pratique démesurée du sport peut résulter d’un manque d’affection ou d’une angoisse. Ils recherchent dans le sport une manière de combler leur vide affectif et calmer leur angoisse. Les individus qui ne s’acceptent pas physiquement et qui ont une faible estime de leur personne peuvent aussi devenir bigorexiques. Obnubilés par leur apparence physique, ils pratiquent inlassablement le sport pour modifier leur apparence physique et tenter de corriger le jugement négatif qu’ils ont d’eux-mêmes ou qu’ils imaginent porté sur eux par leur entourage.

Un réel danger

Le bigorexique vit dans le déni. Il refuse de voir les signaux d’alerte que lui renvoie son organisme. Malgré les signes physiques bien visibles comme l’entorse et les fractures, il continue à pratiquer du sport, ce qui peut causer des séquelles irréversibles. La bigorexie peut aussi se greffer à d’autres addictions plus dangereuses comme la prise de produits dopants pour améliorer les performances et développer la musculature ou carrément le recours à des drogues dures pour décupler les sensations. Le bigorexique peut finir par vivre dans l’isolement. En effet, il organise sa journée en fonction de la pratique du sport et ne tolère aucune entrave à l’emploi du temps qu’il s’est lui-même fixé, ce qui le conduit à sacrifier sa vie familiale et sociale au détriment du sport.

Une prise en charge indispensable

Comme toute addiction, la bigorexie est un cercle vicieux d’où il est assez difficile de sortir sans accompagnement spécifique. La plupart du temps, le bigorexique ignore son addiction ou refuse de la considérer comme telle. Ce sont souvent les proches ou le médecin qui découvre le problème lors d’une consultation médicale pour un tout autre souci. Dès que le problème est décelé, il convient de conduire la personne chez un addictologue pour l’aider à retrouver du plaisir en pratiquant du sport de manière convenable. Parfois, l’action seule de l’addictologue n’est pas suffisante. Un accompagnement d’un nutritionniste et d’un psychologue est aussi nécessaire pour provoquer un réel changement du comportement.

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