Le syndrome de la cabane : qu'est-ce que c'est ?

Gala K - publié le 09/06/2020 à 18:36

Apparu dans les médias en mai 2020 lors du déconfinement qui fit suite à la crise sanitaire provoquée par l’épidémie de Covid-19, le “Syndrome de la cabane” désigne la peur ou l’angoisse engendrée par le fait de sortir de chez soi, particulièrement suite à une période de distanciation sociale. Vous pensez souffrir de ce syndrome ? Découvrez comment le diagnostiquer et comment y faire face.

Qu’est-ce que le syndrome de la cabane ?

Vous avez certainement déjà entendu parler du syndrome de la cabane, un terme largement partagé dans les médias à la fin du confinement de 2020. Le 11 mai 2020, alors que de nombreux français, se réjouissaient de pouvoir enfin retrouver une certaine forme de liberté après avoir passé deux mois isolés, pour d’autres personnes le déconfinement fut plutôt une épreuve. C’est suite à cet état émotionnel fragile que de nombreuses personnes disaient ressentir, que le fameux syndrome a fait son apparition dans les magazines et à la télévision. 

Le syndrome de la cabane lors de la crise du Coronavirus

Lors de la crise sanitaire de 2020, de nombreuses personnes se sont senties angoissées à l’idée de sortir de chez elles et de retrouver une vie sociale après avoir passé près de deux mois quasi enfermées. Leur maison était devenue jusqu’alors synonyme de sécurité, une protection face au danger que représentait le monde extérieur. Les personnes qui souffraient de l’angoisse de sortir, disaient redouter la contamination au virus et de devoir se confronter à un monde profondément changé par les événements récents. 
Les français n’étaient pas les seuls à être touchés par le syndrome : des cas ont également été relevés en Chine, en Italie ou en Espagne. 

Les origines du syndrome

L’origine du terme est assez vague mais, ce qui est certain, c'est qu’il n’a pas attendu la fin du confinement de 2020 pour voir le jour. Plusieurs hypothèses sont avancées par les médias pour trouver l’origine de l’appellation de ce mal qui semble toucher les hommes et les femmes depuis bien longtemps dans ce type de situations exceptionnelles. La théorie la plus probable pour remonter à l’origine du terme, est qu’il fut utilisé pour qualifier l’état émotionnel des chercheurs d’or en Amérique du Nord à la fin du XIXème siècle. Ces derniers vivaient pendant de longues périodes isolés dans des cabanes en pleine nature et ressentaient une forte anxiété sociale à l’idée de retrouver la civilisation. 

Un état passager

Le syndrome de la cabane est aussi connu sous les noms de syndrome de l’escargot ou syndrome du prisonnier. Mais attention, si vous avez pu les entendre dans les médias, ces termes ne sont pas utilisés en psychiatrie et ne font pas référence à une pathologie ou une maladie mentale mais plutôt à un état passager. Ceci étant dit, il n’est pas question de minimiser les symptômes, bien réels, de ce syndrome : crises d’angoisse, fatigue émotionnelle, état dépressif. 

Si tout le monde peut être touché, les personnes émotionnellement fragiles et ayant été confinées seules sont particulièrement à risque de développer des symptômes. Par ailleurs, ce syndrome est souvent détecté chez des sujets qui sortent d’une longue hospitalisation.

Que faire si vous pensez souffrir du syndrome de la cabane ?

Il n’existe pas de test médical pour diagnostiquer le syndrome. Cependant, si après avoir passé un certain temps isolé, vous ressentez de la peur à l’idée de côtoyer d’autres personnes, de retourner au travail, de prendre les transports en commun, de mettre le pied dehors, ou simplement pensez ne pas en avoir besoin, il y a de fortes chances que vous soyez atteint du syndrome de la cabane. 

Pour y faire face, la meilleure des stratégies à adopter est de s’écouter. Prenez votre temps pour un retour à la normale à votre rythme. Vous pouvez par exemple, vous imposer de sortir de chez vous chaque jour un peu plus longtemps.  Evitez les situations trop stressantes au début tels que endroits clos, les files d’attentes ou encore les lieux très fréquentés. Préférez plutôt des endroits familiers, où vous vous sentez bien, et le contact avec la nature. Essayez également de retrouver vos proches petit à petit, en commençant par voir une personne de confiance à la fois, puis deux, et ainsi progressivement jusqu’à pouvoir vous sentir à l’aise au sein de groupes plus larges. 

Même si vous avez encore du mal à quitter votre cocon, retrouvez un rythme “normal” : réveillez-vous à heure fixe, suivez votre routine matinale habituelle, prenez vos repas aux horaires normaux, etc. Avoir un train de vie qui s’apparente à ce dont vous aviez l’habitude avant l’isolation, vous permettra de vous rassurer et de retrouver vos habitudes. Vous vous mettrez ainsi dans des conditions favorables pour comprendre que la sortie ne représente plus un danger.

Enfin, n’hésitez pas à parler de ce que vous ressentez. Comme pour beaucoup de souffrances, se confier à un proche de confiance permet souvent de relativiser. Lorsque cela n’est pas suffisant, vous pouvez aussi vous adresser à un spécialiste. Si sortir pour un rendez-vous médical vous semble insurmontable, vous pouvez désormais facilement obtenir une consultation médicale en ligne

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