Black Friday : une « promotion bidon » qui doit être encadrée pour l’UFC

Paolo Garoscio - publié le 19/11/2020 à 08:00

Le conflit sur le Black Friday, prévu pour le 27 novembre 2020 en France, continue : si le gouvernement n’a aucun pouvoir pour l’interdire, l’initiative étant privée, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, a demandé une nouvelle fois son report. L’UFC-Que Choisir, de son côté, estime qu’il est nécessaire que le gouvernement encadre ces pratiques.

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Pour l'UFC-Que Choisir, les promotions du Black Friday présentent un risque de se faire avoir.

Black Friday : « des offres bidon » pour l’UFC-Que Choisir

Invité sur FranceInfo jeudi 19 novembre 2020, alors qu’une réunion sur la question du Black Friday doit se tenir dans la journée entre le gouvernement et les commerçants, Alain Bazot, président de l’UFC-Que Choisir, est très critique sur le Black Friday. Alors que cette période est présentée comme proposant des promotions majeures sur de nombreux produits, il juge tout simplement que les promotions sont « bidon ».

Pour lui, la question est moins de « décaler dans le temps le Black Friday » qu’intégrer « un cadre sécurisant pour les consommateurs ». Pourquoi ? Simplement car « les consommateurs seront confrontés à des offres bidon », et ce quelle que soit la date du Black Friday. « La capacité de faire une vraie affaire est infinitésimale. La capacité de se faire avoir, en revanche, elle est maximale. »

Encadrer les promotions avec un « prix de référence »

Le président de l’UFC-Que choisir revient ici sur une pratique décriée mais qui n’est pas illégale : augmenter artificiellement les prix des produits en amont de la journée de promotions pour afficher des rabais incroyables… mais qui sont faux. Il prend un exemple tiré d’une des enquêtes de l’association : « on a annoncé qu’un four était vendu 600 euros avant les promotions, alors qu’en réalité son prix de référence était de 372 euros ».

Pour lui, il y aurait une solution simple pour éviter ces pratiques douteuses ; encadrer « les promotions avec le prix de référence ». « Quand on dit qu'on fait du moins 70%, on doit pouvoir justifier d'avoir vendu ce bien à un prix plus cher avant. Aujourd'hui, les professionnels n’ont pas cette obligation. Il y a un vide juridique », juge Alain Bazot sur FranceInfo.

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