Le cheat meal, est-ce vraiment une bonne idée ?

Marie Caillet - publié le 18/01/2021 à 09:00

Si vous vous intéressez à l'univers du fitness ou de la nutrition, vous avez sûrement croisé ce terme. Le cheat meal, c'est la possibilité de faire des écarts alimentaires lors d'un régime ou d'un programme sportif. Une bonne façon d'éviter les frustrations et les craquages ?

Les bienfaits du cheat meal

Si le cheat meal (ou repas de triche) est aussi populaire parmi les adeptes de la musculation et de la nutrition, c'est pour une bonne raison : il aiderait à perdre du poids plus vite. Un cheat meal booste de façon ponctuelle notre production de leptine (l'hormone qui régule le stockage des graisses), ce qui contribue à augmenter notre métabolisme de base et notre dépense énergétique. En somme, en mangeant plus de calories, nous brûlons plus de graisses... pendant une courte période (d'où l'intérêt de se limiter à des cheat meals ponctuels).

Le cheat meal a aussi des bienfaits psychologiques : notre cerveau et nos papilles raffolent des aliments gras et sucrés. En nous autorisant un cheat meal à fréquences régulières, nous controns le sentiment de privation engendré par un régime trop restrictif.

D'un point de vue social, le cheat meal peut aussi faciliter la vie, avec la possibilité de partager les moments de convivialité autour d'une bonne table. Cette souplesse facilite un rééquilibrage alimentaire sur le long terme.

La nourriture et les émotions, le cheat meal et les tentations

Pour beaucoup, il est difficile d'avoir un rapport dépassionné à la nourriture. Manger, c'est un plaisir gustatif, sensoriel. Ce peut être aussi une façon d'évacuer du stress, de s'évader ou de décompresser (la fameuse expression « manger ses émotions »). De ce point de vue, le cheat meal peut aussi être à double tranchant.

Les personnes sujettes à des TCA (Troubles Compulsifs Alimentaires) le savent bien : il est possible de rechuter facilement. À la fois règle et plaisir, le cheat meal présente une fausse facilité : il faut réussir à se limiter à un cheat meal par semaine (ou autre fréquence déterminée en amont).

Pour cette raison, il est conseillé de ne pas entamer la phase cheat meal immédiatement : mieux vaut se donner le temps d'un rééquilibrage alimentaire classique, puis d'introduire les cheat meals lorsqu'on est satisfait de ses nouvelles habitudes.

Tricher sur le cheat meal

Le cheat meal a 2 bienfaits principaux : il permet d'éviter la frustration alimentaire et il accélère la combustion des graisses. Toutefois, nous n'avons pas tous le même contrôle ni le même métabolisme. Plutôt que de courir chez Fatburger, pourquoi ne pas ruser pour un cheat meal à la fois riche et sain ?

  • Toutes les calories ne se valent pas. Choisissez les bonnes graisses : poisson, avocat, oléagineux, huiles de première pression à froid... Le plaisir gustatif sera au rendez-vous sans passer par la case des graisses saturées.
  • Pourquoi ne pas cuisiner maison ? Un bon cheat meal préparé avec soin, en sélectionnant les aliments qui vous font vraiment envie et qui vous font du bien, sera plus satisfaisant.
  • La sensation de satiété est importante. Un cheat meal doit être un repas-plaisir, pas un repas en excès. Soyez à l'écoute de votre corps pour bien manger, ni plus ni moins.
  • Le cheat meal n'est pas une règle rigide. Ne vous l'imposez pas si vous n'en ressentez pas vraiment l'envie. L'alimentation intuitive, c'est ça aussi !

Comme beaucoup de principes diététiques à la mode, le cheat meal n'est ni miraculeux, ni mauvais dans l'absolu. C'est la façon de l'adopter qui fait la différence. Pour bien manger pendant votre repas de triche, soyez choisir les ingrédients qui vous font le plus plaisir et restez à l'écoute de vos sensations.

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