Comment favoriser la mobilité douce ?

Alexis Guiot - publié le 09/09/2020 à 18:00

Depuis plusieurs années déjà, la mobilité douce est devenue un intérêt majeur des villes qui doivent repenser l’aménagement des voies de circulation. En effet, l’objectif est aujourd’hui de favoriser l’utilisation de moyens de déplacement propres au détriment de la voiture, notamment pour les petits trajets urbains. Afin d’inciter au maximum à un changement des habitudes quant aux déplacements en ville, il est donc nécessaire de revoir la place offerte aux automobilistes et aux autres usagers de la route. Pour cette raison, de nombreuses pistes cyclables et voies vertes apparaissent aujourd’hui dans les villes de façon à favoriser et à améliorer les conditions de circulation des moyens de transport doux. 
 

La mobilité douce : qu’est-ce que c’est ?

Egalement appelée mobilité durable ou écomobilité, la mobilité douce fait donc pleinement partie du défi écologique. La favorisation des moyens de transport alternatifs doit permettre de fluidifier le trafic urbain et de réduire la pollution de l’air et sonore en ville. Les modes de transports que regroupe aujourd’hui la mobilité douce sont multiples : 

  • La marche à pied
  • Le vélo
  • Le roller
  • Le skateboard
  • La trottinette
  • Les Nouveaux Véhicule Électriques Individuels (NVEI) : vélo électrique, trottinettes électriques, gyroroues, hoverboards… 
  • Les transports en commun (métro, bus, tram, train…)
  • Le co-voiturage

Si la voiture est plus difficile à remplacer pour les trajets longs, il est aujourd’hui possible de repenser les modes de transport utilisés pour les courtes distances, notamment en zone urbaine. 
 

L’écomobilité : un mouvement à développer

Pour que la mobilité douce puisse se développer et s’imposer dans les zones urbaines, l’un des principaux défis est de repenser l’aménagement du territoire. En effet, pour inciter au maximum la population à emprunter des modes de transports doux et propres, il est nécessaire de mettre en place les installations adéquates : accessibilité des voies, facilités de déplacement, sécurité des voies de circulation… La mobilité douce est donc un enjeu auquel les collectivités territoriales doivent apporter les réponses adéquates. Les bénéfices de ce réaménagement du territoire seront multiples et bénéficieront à tous :

  • Diminution de la pollution de l’air
  • Réduction des nuisances sonores
  • Augmentation de l’activité physique et donc amélioration de la santé
  • Amélioration de la qualité de vie
     

Le transport : un poids conséquent dans la pollution

La part des transports dans les émissions totales de CO2 est d’environ 30% en France, ce qui en fait l’une des principales sources. Pour diminuer efficacement cette part, il convient donc de repenser sa manière de se déplacer et de s’intéresser aux solutions alternatives existantes. Cette question se pose notamment sur les trajets urbains qui sont généralement courts. En ville, les moyens de transports de la mobilité douce s’avère pertinents pour pouvoir remplacer durablement la voiture notamment. Autant pour améliorer votre santé et celle des autres en réduisant votre empreinte écologique, opter pour un moyen de transport durable s’avère être une option particulièrement intéressante aujourd’hui.
 

Quelles sont les solutions pour favoriser la mobilité douce ?

Favoriser la présence des vélos en ville

L’un des principaux moyens de transport doux est sans aucun doute le vélo. Dans les grandes villes, la location de vélo en libre service est de plus en plus présente et est de plus en plus empruntée. Cette augmentation de l’utilisation du vélo en zone urbaine est en partie due à un réaménagement de la circulation dans ces villes. En effet, la place laissée aux vélos est de plus en plus importante et plusieurs zones sont mêmes désormais interdites à la circulation automobile afin de laisser la place aux moyens de transport durables. Rapide, facile à conduire et simple à stationner, le vélo apparaît ainsi comme l’un des meilleurs moyens pour se déplacer au travers les rues. 

Cette stratégie peut cependant se heurter à la topographie de certaines villes. En effet, la pratique du vélo implique un effort physique qui peut être plus ou moins important en fonction du relief. Si la pratique du vélo dans les zones où le relief est relativement plat est aisée, ce n’est pas le cas partout. Parmi les solutions pour répondre à ce problème, le vélo électrique apparaît comme une option adaptée. En effet, même si le conducteur de ce type de vélo doit tout de même pédaler, l’effort sera bien moins intense lorsque la route commencera à s’élever. Pour cette raison, le vélo électrique est aujourd’hui choisi par de nombreuses personnes pour se déplacer rapidement et facilement en ville. 

Repenser la place des piétons

Si la présence des vélos dans les villes est de plus en plus favorisée, on voit également apparaître de plus en plus de zones piétonnes. Ces zones où les voitures sont interdites et où les piétons ont la priorité sur les vélos et tous les autres moyens de transport doux, sont primordiales pour réduire efficacement le trafic automobile et inciter les urbains à privilégier la marche plutôt que la voiture. La piétonnisation des centre-villes est une solution particulièrement efficace pour s’inscrire dans une politique de mobilité douce. Cette option permet également de rendre plus agréable les déplacements en centre-ville et d’améliorer considérablement la qualité de l’air dans les zones urbaines, particulièrement polluées. 

Mettre en place des incitations financières

Changer ses habitudes de déplacement, c’est également changer son équipement et cela a un coût. En fonction du type de moyen de transport choisi et de la qualité de celui-ci, le prix peut fortement varier. Pour qu’un maximum de personnes consente à investir dans un moyen de transport durable, l’une des solutions est de mettre en place des aides financières ou des primes. Plusieurs dispositifs peuvent ainsi être mis en place pour aider à changer de moyen de transport : 

  • Primes à la conversion pour les voitures électriques
  • Primes pour l’achat d’un vélo électrique
  • Gratuité des transports en commun

Les incitations financières font pleinement partie de la stratégie des pouvoirs publics afin d’inciter au maximum à une modification des habitudes de déplacement, notamment pour les trajets du quotidien.

Prendre en compte les autres modes de transport alternatifs

Si les vélos ont une place de plus en plus importante sur la route et notamment en ville, la cohabitation avec les autres moyens de transport doux est parfois compliquée. L’un des principaux exemples est celui de la trottinette électrique. Apparues récemment dans les rues des principales métropoles de France, la circulation et l’utilisation de ces trottinettes a posé certains problèmes : voie de circulation, stationnement, âge minimum… Fonctionnant avec un moteur électrique, ce mode de transport a eu du mal à trouver sa place entre la route et le trottoir. Désormais, la loi encadre son utilisation et permet aux utilisateurs d’emprunter les voies cyclables avec ce type de véhicule. 

Parmi les moyens de transport doux, on retrouve également le roller, le skateboard, la trottinette ou encore les Nouveaux Véhicules Électriques Individuels (gyroroues, hoverboards…). La place de ces moyens de transport alternatifs est, elle, plus floue. En effet, leur place se trouve plus sur les trottoirs, tout en respectant une allure adaptée à la ville et aux piétons. Pour ces moyens de transport, leur circulation s’avère donc un peu plus compliquée que pour les vélos notamment.

Changer les habitudes pour voyager

L’écomobilité est une question qui se pose principalement pour les petits trajets, notamment dans les zones urbaines. En effet, pour des longs déplacements ou dans les zones rurales, la voiture apparaît comme le moyen de transport le plus adapté et le plus pratique. Cependant, dans un souci de modifier durablement ses habitudes de circulation, il est important de prendre en compte les différentes alternatives qui existent pour réaliser vos déplacements. Pour voyager, plusieurs solutions existent aujourd’hui : 

  • De longues pistes cyclables balisées
  • Le covoiturage
  • Le train
  • La location de voiture

La mobilité douce apparaît donc comme une réponse écologique adaptée pour les déplacements dans les zones urbaines principalement. Pour des trajets plus longs ou en campagne, la voiture reste parfois la solution la plus pratique. 
 

Quelles sont les solutions pour favoriser la mobilité douce ?

L’idée derrière la mobilité douce est donc de repenser nos manières de se déplacer au quotidien. En effet, les solutions pour se déplacer en ville ou en campagne ne sont pas les mêmes et les distances sont généralement plus longues dans les zones rurales. Pour que l’idée de mobilité douce soit la plus logique et la plus pertinente, il est donc important de prendre en compte plusieurs critères pour choisir le moyen de transport le plus adapté : solutions à disposition, distance à parcourir, conditions climatiques… 

La mobilité douce apparaît ainsi comme un enjeu particulièrement important au quotidien et notamment pour la circulation dans les zones urbaines où la pollution est la plus importante. Pour qu’une majorité de personnes consente à modifier durablement leurs habitudes, il est essentiel de mettre à leur disposition les solutions les plus adaptées et les plus accessibles pour faciliter leurs trajets au quotidien. 
 

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